Laurence Ferrari rétablit la vérité sur le salaire de Pascal Praud
Les rumeurs sur les salaires exceptionnels des chroniqueurs télé continuent de défrayer la chronique. Ce sujet sensible a récemment suscité une réaction vive et teintée d’humour de Laurence Ferrari, figure emblématique de la chaîne CNews, interrogée au sujet des rémunérations astronomiques supposées de certains confrères. L’ancienne présentatrice du JT de TF1 a ainsi pris la parole pour clarifier sa position, notamment à propos des revenus de Pascal Praud, animateur phare de « L’Heure des Pros », dont les salaires estimés oscilleraient entre 1,4 et 1,57 million d’euros par an selon plusieurs sources.

Le débat sur les émoluments des journalistes stars s’inscrit dans un contexte où les chaînes d’information en continu rivalisent d’attractivité pour asseoir leur audience. Ces chiffres vertigineux suscitent fascination et parfois incompréhension, déstabilisant les coulisses des médias. Laurence Ferrari s’est donc retrouvée face à cette controverse lorsqu’elle a été invitée dans le podcast « Conversation avant la fin du monde », animé par Julia Layani. L’occasion pour elle d’apporter un éclairage direct et sans détour, mêlant ironie et sérieux pour dénoncer des chiffres selon elle exagérés et non vérifiés.
Depuis plusieurs mois, le salaire de Pascal Praud fait effectivement l’objet de spéculations. En novembre 2025, L’Express révélait une proposition alléchante de la part de Rodolphe Saadé, directeur de BFMTV, visant à débaucher l’animateur pour un salaire annuel avoisinant le million d’euros, une information démentie par la chaîne concernée. Par ailleurs, Praud lui-même avait reconnu à demi-mot sur son antenne percevoir un « salaire à sept chiffres », prenant en compte l’ensemble de ses activités, dont ses contrats sur CNews, Europe 1, ses collaborations pour le Journal du Dimanche et ses affaires personnelles via sa société Motifalo.
Laurence Ferrari répond aux polémiques sur les salaires des journalistes vedettes
Face à ces révélations, Laurence Ferrari a tenu à recadrer avec lucidité. Interrogée sur une éventuelle rémunération comparable, elle a répondu sur un ton mêlant autodérision et fermeté : « Ça m’étonnerait. Je n’ai pas sa feuille de paie. Là, s’il est mieux payé que moi, je vais aller immédiatement hurler à la DRH ». Cette réaction souligne son scepticisme quant aux montants avancés et insinue que ces révélations restent à vérifier. Elle considère ces débats comme peu constructifs, à l’instar des polémiques habituelles sur les cachets des footballeurs ou des acteurs du spectacle.
Laurence Ferrari replace également ces salaires dans la dynamique strictement liée aux résultats d’audience : « On est des rois sans couronne. Le jour où ça ne marche plus, c’est dehors. La règle est claire. Vous valez ce qu’on vous donne parce que ça marche bien. Le jour où ça ne marche plus… » Cette déclaration met en avant la précarité relative du métier, qui dépend étroitement de l’acceptation et du succès auprès du public.
Au-delà des chiffres, la journaliste a voulu défendre la dignité et l’intégrité de sa profession face à la remise en question posée par Julia Layani dans le podcast. Cette dernière l’interrogeait sur la compatibilité entre de tels revenus et la vocation journalistique authentique. Laurence Ferrari balaie cette idée en affirmant que « journaliste, c’est porter des valeurs, donner de l’information. Ça n’a rien à voir. Je ne vois pas le rapport, honnêtement ». Elle insiste pour rappeler que le journalisme n’est pas une profession liée au montant du salaire mais à l’engagement et aux principes qu’elle incarne.
L’ancienne étoile du JT de TF1 illustre sa pensée en évoquant son propre parcours : « Évidemment, moi, je suis journaliste tout le temps, H 24, quand je suis chez moi, quand je suis dans la rue, à l’antenne, pas à l’antenne. C’est un beau mot, c’est un mot avec un J majuscule. La notion d’argent ne rentre pas. Vous pouvez être journaliste en gagnant 500 balles comme j’ai fait quand j’étais stagiaire à Europe 1. Il n’y a pas de corrélation pour moi entre les deux ». Cette déclaration souligne son attachement profond à la profession, indépendamment des cachets perçus.
Si la polémique sur les salaires autour de Pascal Praud continue d’alimenter les conversations dans le monde des médias, Laurence Ferrari reste ainsi sur une position claire, rappelant que le journalisme, au-delà des sommes en jeu, doit demeurer avant tout une question d’éthique et d’engagement.
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