La Chine assure qu’elle n’a aucune intention de saisir l’aéroport de l’Ouganda

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Alors que des informations font état de ce que la Chine pourrait saisir le principal aéroport de l’Ouganda pour non remboursement de dette, Pékin a rejeté ces allégations et a indiqué que cela ne s’est jamais produit en Afrique.

Selon un rapport de Reuters, une enquête parlementaire le mois dernier a conclu que la Chine avait imposé des conditions onéreuses sur le prêt, y compris la confiscation potentielle de l’aéroport en cas de défaut, suscitant l’indignation du public en Ouganda et ailleurs en Afrique. Cette situation a fait réagir le représentant de la Chine en Ouganda qui a tenu à faire une mise au point sur la question.

le guide de l'investigateur
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« L’allégation malveillante selon laquelle l’Ouganda cède des actifs clés contre de l’argent liquide n’a aucun fondement factuel et est mal intentionnée uniquement pour fausser les bonnes relations que la Chine entretient avec les pays en développement, dont l’Ouganda », a indiqué l’ambassade de Chine à Kampala. « Pas un seul projet en Afrique n’a jamais été confisqué par la Chine en raison du non-paiement des prêts chinois », rappelle la représentation chinoise.

L’Ouganda a obtenu son prêt en 2015 auprès de la banque chinoise Exim. Ce prêt fait partie des nombreux autres que le pays d’Afrique de l’est a acquis de la Chine au cours des 15 dernières années pour financer des projets d’infrastructure, notamment des routes et des centrales électriques.

La Chine a été accusée par les pays occidentaux d’attirer les pays pauvres dans des « pièges de la dette » qu’ils sont incapables de rembourser. Les emprunteurs à court d’argent ont été poussés à investir dans des actifs souverains tels que les aéroports et les ports maritimes pour accéder au crédit. L’accord de prêt n’a pas été rendu public mais selon les informations, l’argent devrait servir à la rénovation et modernisation de l’aéroport d’Entebe.

Selon le député ougandais Joel Ssenyonyi, qui préside le comité qui a mené l’enquête parlementaire, le contrat donne à Exim Bank des pouvoirs d’approbation sur les budgets annuels de l’aéroport et que les conditions du prêt permettent à la Chine de « s’emparer » de l’aéroport en cas de défaut de paiement. Les revenus des opérations de l’aéroport doivent être déposés sur un compte séquestre où tous les retraits doivent être sanctionnés par Exim Bank, a déclaré Ssenyonyi à Reuters lundi, citant l’accord.

L’accord exige également que tout arbitrage de différend ou procédure judiciaire ait lieu en Chine en vertu de la loi chinoise, a déclaré Ssenyonyi cité par Reuters. « Donc, l’Ouganda est totalement exclu, le contrat est unilatéral », a-t-il indiqué. Une tentative ougandaise cette année de renégocier les conditions du prêt a été repoussée par l’Exim Bank, a précisé Senyonyi, citant les informations communiquées au comité par le ministre des Finances, Matia Kasaija.

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