Kenya : Paul Mackenzie inculpé pour 52 morts supplémentaires dans l’affaire de Kwa Binzaro
Le pasteur Paul Mackenzie, déjà mis en examen pour le massacre de Shakahola qui a entraîné plus de 450 décès en 2023, fait face à de nouvelles inculpations au Kenya. Le 11 février 2026, il a été formellement poursuivi pour actes qualifiés de « terrorisme », pour des « meurtres sur enfants » et pour « homicide » dans le dossier lié à Kwa Binzaro, sur la côte kényane.

Son inculpation intervient dans une affaire où, au mois d’août précédent, un charnier contenant 52 corps avait été mis au jour. Les opérations d’exhumation ont établi que ces personnes étaient mortes de faim.
Le fondateur de l’Église internationale de Bonne Nouvelle a comparu le même jour devant les tribunaux de Shanzu et de Mombasa, accompagné de sept co-prévenus. Devant la cour de Shanzu, les huit accusés ont nié les charges qui pèsent contre eux.
L’acte d’accusation décrit les prévenus comme appartenant à une secte religieuse radicalisée et à un groupe criminel structuré prônant une idéologie violente et encourageant des jeûnes extrêmes. Les faits reprochés auraient eu lieu entre janvier et juillet 2025, période pendant laquelle Mackenzie était déjà détenu depuis plus de deux ans, selon le dossier.
Les autorités le soupçonnent d’avoir aidé, depuis sa cellule, Shallyne Temba, identifiée comme la prêtresse de Kwa Binzaro, à mettre en œuvre ces actions. Des observateurs de la société civile indiquent que des témoins auraient affirmé l’existence d’échanges téléphoniques entre les deux personnes.
Comme pour l’affaire de Shakahola, le procès de Kwa Binzaro a été scindé en plusieurs procédures tenues devant différentes juridictions. Le mercredi 11 février, les audiences relatives aux « meurtres sur enfants » et à l’« homicide » ont débuté devant la haute cour de Mombasa, mais les prévenus n’ont pas été invités à plaider immédiatement : la juge a ordonné une évaluation psychologique préalable.
Selon l’acte d’accusation, près de la moitié des victimes identifiées à Kwa Binzaro sont des mineurs, âgés de six mois à dix-sept ans. Le procureur prévoit de déposer, dans les prochains jours, une requête afin d’empêcher la remise en liberté sous caution des personnes inculpées.
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