Karine Le Marchand défend une France avec des villages et des tracteurs
Karine Le Marchand a pris la parole publiquement pour soutenir la mobilisation des agriculteurs et interpeller le gouvernement, dénonçant sur Instagram l’inaction face à la crise agricole, en ciblant nommément Marc Fesneau, Gabriel Attal et Bruno Le Maire et en demandant des mesures concrètes comme des prix minimums et des sanctions financières pour les contrevenants.

Karine Le Marchand a pris la parole publiquement pour soutenir la mobilisation des agriculteurs et interpeller le gouvernement, dénonçant sur Instagram l’inaction face à la crise agricole, en ciblant nommément Marc Fesneau, Gabriel Attal et Bruno Le Maire et en demandant des mesures concrètes comme des prix minimums et des sanctions financières pour les contrevenants.
Visage familier de la télévision française, Karine Le Marchand est connue pour son émission L’Amour est dans le pré sur M6, qui lui a valu une forte proximité avec le monde rural. Chevalier de l’Ordre du mérite agricole, elle s’est progressivement affirmée dans l’espace public comme une voix attentive aux enjeux agricoles et ruraux.
Ces dernières semaines, alors que la colère paysanne s’est manifestée par des mobilisations et des opérations escargot, l’animatrice s’est rendue sur le terrain pour soutenir les manifestants, notamment au petit matin sur l’autoroute, et a utilisé les réseaux sociaux pour interpeller l’exécutif à l’approche d’un Salon de l’agriculture placé sous haute tension.
Karine Le Marchand, figure populaire et engagée
Connue pour mêler témoignages personnels et prises de position affirmées, Karine Le Marchand revendique le droit de sortir du registre du divertissement pour porter des sujets de fond. Sa posture lui vaut un soutien important auprès d’une partie du public rural mais suscite aussi des critiques.
Dans un message publié sur Instagram, elle a exprimé son « enragement » face à ce qu’elle décrit comme une inaction des pouvoirs publics et a demandé « des actes et non pas des discours de plus ». Elle a rappelé que « ceux qui nous nourrissent doivent pouvoir se nourrir », mettant en cause la grande distribution et estimant que le système a longtemps été injuste envers les producteurs.
Sur la question de la loi Egalim, destinée à protéger la rémunération des agriculteurs et à améliorer les relations commerciales entre producteurs et acheteurs, Karine Le Marchand a pointé les limites de son application. Elle a cit é l’existence d’une plateforme de signalement des pratiques déloyales et douté que « 150 fonctionnaires » suffisent à contrôler l’ensemble des pratiques visées par le texte.
Elle a présenté plusieurs pistes qu’elle juge nécessaires : la fixation de prix minimums négociés avec les agriculteurs, l’instauration de sanctions financières lourdes pour les contrevenants, la création d’un fonds pour l’agriculture financé par ces pénalités, et la mise en place d’un crédit d’impôt visant à soutenir directement les petits exploitants.
Parallèlement à son engagement pour les agriculteurs, Karine Le Marchand fait face à une polémique liée à une anecdote rapportée lors d’une intervention sur CNews. Deux députées ont saisi l’Arcom à la suite de ces propos, qualifiés de racistes par leurs auteurs. L’animatrice assure que ses remarques ont été sorties de leur contexte et rappelle être la fille d’un père originaire du Burundi.



