«Je vous présente mes excuses pour la douleur», les derniers mots de Fréderic de Klerk
Le dernier président de l’ère de l’Apartheid en Afrique du sud, Fréderic de Klerk, a présenté ses excuses au pays, quelques heures avant de décéder jeudi, a rapporté la fondation de Klerk, en rendant public une vidéo de l’ancien président.

« Je vous présente mes excuses sans réserve pour la douleur, la souffrance, l’indignité et les dommages que l’apartheid a causés aux Noirs, aux Bruns et aux Indiens en Afrique du Sud », a indiqué Fréderic de Klerk dans une vidéo enregistrée quelques heures avant son décès. L’homme de 85 ans est décédé d’une forme de cancer du poumon jeudi, a indiqué son porte-parole.
« Il est vrai que dans ma jeunesse, j’ai défendu le système de développement séparé. Après, à de multiples reprises, j’ai présenté mes excuses aux Sud-Africains pour la douleur et l’indignité que l’apartheid a amené aux personnes de couleur en Afrique du Sud. Beaucoup m’ont cru, mais d’autres non. Alors laissez-moi vous répéter aujourd’hui, dans ce dernier message, que je présente mes excuses », a indiqué de Klerk.
De Klerk a été président d’un gouvernement minoritaire blanc d’août 1989 à mai 1994. Il a annoncé des réformes radicales quelques mois plus tard, notamment l’annulation de l’African National Congress (ANC) et la libération de prisonniers politiques, dont Nelson Mandela, qui est devenu président quatre ans plus tard. Il a ensuite été fait prix Nobel de la paix en 1993 avec Nelson Mandela pour leur travail visant à mettre fin au régime d’apartheid en Afrique du Sud et pour avoir jeté les bases d’une nouvelle Afrique du Sud démocratique.
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