Jack Lang révèle la nature de ses « relations chaleureuses » avec Emmanuel Macron

Jack Lang reste une figure incontournable de la scène culturelle française, à la croisée de la politique, de la culture et des médias. Ancien ministre de la Culture emblématique des années Mitterrand et aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe, il affirme dans un entretien accordé à Gala son attachement personnel au président Emmanuel Macron tout en exprimant une opposition franche à une annonce présidentielle qu’il juge dangereuse pour l’avenir de l’audiovisuel public.

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Jack Lang révèle la nature de ses « relations chaleureuses » avec Emmanuel Macron
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Jack Lang reste une figure incontournable de la scène culturelle française, à la croisée de la politique, de la culture et des médias. Ancien ministre de la Culture emblématique des années Mitterrand et aujourd’hui président de l’Institut du monde arabe, il affirme dans un entretien accordé à Gala son attachement personnel au président Emmanuel Macron tout en exprimant une opposition franche à une annonce présidentielle qu’il juge dangereuse pour l’avenir de l’audiovisuel public.

Au fil d’une carrière politique et culturelle longue et exposée, Jack Lang a forgé une image de défenseur acharné de la création et du service public. Il est régulièrement présent dans les débats publics sur les politiques culturelles et ne manque pas, selon ses propres déclarations et sa trajectoire, de conjuguer proximité avec les décideurs et liberté de ton. À plus de 80 ans, il continue d’intervenir dans les entretiens et de faire part sans détour de ses analyses.

Président de l’Institut du monde arabe, rôle qu’il occupe tout en restant une voix écoutée dans le paysage culturel, Jack Lang se présente comme une sentinelle attentive aux évolutions qui affectent les institutions culturelles, l’audiovisuel public et la diversité de la création. Il se montre particulièrement vigilant dès lors qu’une décision politique lui paraît fragiliser le financement, l’indépendance ou la pluralité des programmes qui, selon lui, participent du service public et du lien démocratique.

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Relations avec Emmanuel Macron et désaccord sur l’audiovisuel public

Dans l’entretien cité par Gala, Jack Lang se dit « apprécier beaucoup le président ». Il décrit leurs échanges comme empreints de confiance, de respect et de cordialité, évoquant une curiosité du chef de l’État pour les questions culturelles et une qualité de dialogue qui, à ses yeux, facilitent la franchise des échanges. Cette proximité, assure-t-il, s’inscrit dans la continuité d’un lien bâti au fil des ans par des invitations, des consultations et des rendez‑vous autour des grands enjeux culturels.

Pour autant, la relation personnelle ne gomme pas la dissidence sur un point précis. Jack Lang s’oppose ouvertement à une annonce présidentielle — sans en détailler ici les modalités — qu’il juge susceptible d’affaiblir l’audiovisuel public. Il met en garde contre des conséquences possibles sur le financement, sur l’indépendance éditoriale et sur la diversité des programmes, éléments qu’il considère essentiels pour la vitalité culturelle et le rôle du service public dans la société.

Cette position illustre la double posture qui caractérise la personnalité publique de Jack Lang : une affection assumée pour un interlocuteur politique et, simultanément, une capacité à exercer la critique lorsque sont en jeu des principes relatifs à la culture et au service public. Selon ses propos, cette franchise naît d’une relation dans laquelle la proximité permet l’expression directe des désaccords.

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