Jack Lang répond enfin aux accusations liées à l’affaire Epstein

Les documents récemment publiés par le ministère de la Justice américain citent à plusieurs reprises Jack Lang et sa fille Caroline dans des échanges avec Jeffrey Epstein. Le président de l’Institut du monde arabe, interrogé le 4 février 2026 sur RTL, affirme avoir rencontré Epstein en 2010 par l’intermédiaire de Woody Allen, se dit n’avoir « pas connu » le financier comme prédateur sexuel et se déclare « blanc comme neige ». Caroline Lang a, elle, annoncé sa démission du Syndicat de la production indépendante le 2 février, après la diffusion de ces documents.

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Jack Lang répond enfin aux accusations liées à l’affaire Epstein
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Les documents récemment publiés par le ministère de la Justice américain citent à plusieurs reprises Jack Lang et sa fille Caroline dans des échanges avec Jeffrey Epstein. Le président de l’Institut du monde arabe, interrogé le 4 février 2026 sur RTL, affirme avoir rencontré Epstein en 2010 par l’intermédiaire de Woody Allen, se dit n’avoir « pas connu » le financier comme prédateur sexuel et se déclare « blanc comme neige ». Caroline Lang a, elle, annoncé sa démission du Syndicat de la production indépendante le 2 février, après la diffusion de ces documents.

Les documents évoqués ont été rendus publics « vendredi dernier » par le ministère américain de la Justice et comprennent des correspondances dans lesquelles apparaissent les noms de Jack Lang, 86 ans, et de sa fille Caroline. Les pièces publiées reprennent des échanges entre Jeffrey Epstein et plusieurs interlocuteurs, et contiennent au moins un message adressé à Jack Lang portant l’intitulé « Petit Prince » avec des questions à caractère intime et médical.

Invité de Marc-Olivier Fogiel sur RTL le 4 février, Jack Lang a détaillé sa version des faits. Il a rappelé avoir fait la connaissance du financier en 2010, via Woody Allen, et souligné qu’il ignorait la condamnation antérieure d’Epstein, intervenue « deux ans auparavant » et relative à la sollicitation de prostitution de mineures. Ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe, il a nié avoir perçu chez Epstein des comportements de prédateur sexuel.

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Précisions sur les échanges et la réaction de Jack Lang

Lors de son intervention sur RTL, Jack Lang a insisté sur le caractère inattendu de la rencontre et sur son ignorance des éléments judiciaires américains à l’époque. Il a déclaré : « C’était pour moi un inconnu que j’ai découvert grâce à Woody Allen » et ajouté « Je ne savais pas« . Selon ses propos, il n’avait pas alors « l’œil tourné vers les jurisprudences américaines » et a répété « Je ne l’ai pas connu comme prédateur sexuel« .

Parmi les échanges publiés figure un courriel signé Jeffrey Epstein et intitulé « Petit Prince », qui pose des questions sur l’initiation d’un « enfant » à « la religion, aux nouvelles sexualités », évoque des « tests » et s’interroge sur leur fréquence et la normalisation du procédé : « L’enfant doit-il être initié à la religion, aux nouvelles sexualités, être testé, à quelle fréquence, test standardisé, exemple de projet ? » Cette missive, selon Jack Lang, ne trouve pas d’explication de sa part : « Je ne sais pas, je ne peux pas vous répondre, je ne peux pas vous raconter des histoires, je ne sais pas« , a-t-il dit.

Sur le plan institutionnel, Caroline Lang a annoncé par communiqué transmis à l’Agence France-Presse, le lundi 2 février, sa décision de quitter ses fonctions de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI). Cette démission survient après la révélation des nouveaux documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein.

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