Iran : L’UE sanctionne le ministre de l’Intérieur après la répression des manifestations
L’Union européenne a annoncé ce jeudi l’imposition de nouvelles sanctions contre plusieurs hauts responsables iraniens, ciblant notamment le ministre de l’Intérieur et des cadres des Gardiens de la révolution, en riposte à la répression meurtrière des manifestations survenues ces dernières semaines en Iran. L’annonce, diffusée via le Journal officiel de l’UE, intervient dans un contexte de tensions internationales accrues et d’indignation face au bilan humain et aux atteintes aux droits observées pendant les protestations.

L’Union européenne a annoncé ce jeudi l’imposition de nouvelles sanctions contre plusieurs hauts responsables iraniens, ciblant notamment le ministre de l’Intérieur et des cadres des Gardiens de la révolution, en riposte à la répression meurtrière des manifestations survenues ces dernières semaines en Iran. L’annonce, diffusée via le Journal officiel de l’UE, intervient dans un contexte de tensions internationales accrues et d’indignation face au bilan humain et aux atteintes aux droits observées pendant les protestations.
La liste publiée par les institutions européennes cite nommément Eskandar Momeni, présenté comme ministre de l’Intérieur, ainsi que le procureur général Mohammad Movahedi-Azad. Elle mentionne également le chef de la police, Seyed Majid Feiz Jafari, et plusieurs responsables des Gardiens de la révolution (Islamic Revolutionary Guard Corps, IRGC), organisation déjà visée par d’autres mesures internationales. Selon le communiqué accompagnant la publication, ces personnes sont sanctionnées en lien avec la répression des manifestations.
Le texte officiel ne se limite pas à des dénominations générales : il identifie des responsables civils et militaires considérés comme impliqués dans les opérations de maintien de l’ordre et les actions répressives. Les Gardiens de la révolution sont évoqués comme des acteurs centraux dans l’application de la force, une organisation que les critiques accusent d’avoir joué un rôle déterminant dans une répression qui, selon plusieurs sources, a fait plusieurs milliers de morts.
Portée et contexte des mesures européennes
Les sanctions décidées par l’Union européenne s’inscrivent dans un dispositif diplomatique plus large visant à répondre aux violations des droits humains. De manière générale, les régimes de sanctions de l’UE peuvent comporter des gels d’avoirs, des interdictions de voyage et des restrictions commerciales ciblées, même si le communiqué publié n’entre pas dans le détail des mesures individuelles applicables à chaque personne inscrite sur la liste.
Les sanctions tombent alors que des manifestations ont secoué plusieurs villes iraniennes depuis plusieurs semaines, déclenchées par des événements précis et rapidement réprimées par les forces de sécurité. Les autorités européennes ont souligné le lien entre l’adoption de ces mesures et l’utilisation de la force contre des manifestants, en citant des rapports et des enquêtes préliminaires évoquant un recours excessif à la violence.
Les noms figurant au Journal officiel de l’UE couvrent des responsables relevant de la sphère politique (ministères et parquet), des commandements policiers et des instances militaires au sein des Gardiens de la révolution. Le choix de cibler simultanément des figures civiles et des responsables militaires traduit, selon des observateurs, la volonté de l’Union de viser des chaînes de commandement différentes impliquées dans la gestion de l’ordre public.
La publication officielle constitue la formalisation des décisions prises par les États membres réunis au sein des organes compétents de l’Union européenne, décision qui prend effet à compter de la parution au Journal officiel de l’Union européenne.
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