Iran : le gouvernement met en garde les étudiants, droit de manifester mais pas franchir les «lignes rouges»

Mardi, l’exécutif iranien a livré sa première réaction publique depuis la reprise, samedi, d’un mouvement de contestation sur plusieurs campus universitaires. La déclaration, émise par la porte-parole du gouvernement, marque une tentative officielle de cadrer le débat après le regain de tension dans certains établissements.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
Le · MàJ le
Actus
484vues
Iran : le gouvernement met en garde les étudiants, droit de manifester mais pas franchir les «lignes rouges»
Publicité
1 min de lecture
Google News

Mardi, l’exécutif iranien a livré sa première réaction publique depuis la reprise, samedi, d’un mouvement de contestation sur plusieurs campus universitaires. La déclaration, émise par la porte-parole du gouvernement, marque une tentative officielle de cadrer le débat après le regain de tension dans certains établissements.

Fatemeh Mohajerani a rappelé que les étudiants disposent du droit de manifester et que cette liberté reste reconnue par les autorités. Elle a toutefois mis en garde contre des débordements jugés intolérables par l’État.

Selon la porte-parole, il existe des limites non négociables qui ne doivent pas être dépassées, même dans les moments de plus grande colère. Ce principe, a-t-elle précisé, vise à préserver des éléments que le pouvoir considère comme essentiels à l’ordre public et à l’identité nationale.

Publicité

Pour illustrer son propos, Mohajerani a pointé du doigt la protection des lieux de culte et des symboles nationaux, citant notamment le drapeau de la République islamique comme exemple de ce qu’il convient de respecter.

Réaction officielle et tonalité du message

Intervenue lors d’une conférence de presse hebdomadaire, cette mise en garde traduit la volonté du gouvernement de reconnaître le droit à la protestation tout en fixant des bornes à son exercice. Le discours privilégie l’appel à la retenue plutôt que l’annonce de sanctions immédiates.

Le communiqué n’a pas détaillé les mesures concrètes qui seraient prises en cas de « franchissement » de ces limites, laissant en suspens la question de la riposte administrative ou judiciaire si des actions jugées inacceptables devaient se produire sur les campus.

Publicité

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité