Iran : Accord AIEA‑Téhéran sur les inspections du programme nucléaire « possible » mais « terriblement difficile »
À Munich, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a estimé qu’il était possible de parvenir à un accord avec Téhéran sur les modalités d’inspection du programme nucléaire iranien, tout en soulignant l’extrême complexité de l’opération. Ses propos, tenus lors de la conférence sur la sécurité de Munich, ont mis en lumière le délicat équilibre à trouver entre volonté politique et contraintes techniques.

À Munich, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a estimé qu’il était possible de parvenir à un accord avec Téhéran sur les modalités d’inspection du programme nucléaire iranien, tout en soulignant l’extrême complexité de l’opération. Ses propos, tenus lors de la conférence sur la sécurité de Munich, ont mis en lumière le délicat équilibre à trouver entre volonté politique et contraintes techniques.
Grossi a rappelé que les équipes de l’AIEA avaient repris les visites sur le sol iranien après le bref conflit de douze jours déclenché par Israël et les frappes américaines visant plusieurs éléments du programme nucléaire. Sur place, les inspecteurs ont pu examiner la majorité des installations, à l’exception des sites ayant subi des attaques, a-t-il précisé.
Selon lui, la poursuite des discussions exige une grande prudence : chaque avancée doit être menée avec doigté pour éviter toute rupture du dialogue en cours. L’enjeu est de réconcilier exigences de vérification et contraintes imposées par la situation sécuritaire et politique.
Enjeux et contraintes
Le chef de l’AIEA a laissé entendre que la combinaison de dommages matériels, de susceptibilités politiques et de risques sécuritaires rendrait les négociations difficiles. Garantir un accès effectif aux sites, assurer l’intégrité des inspections et rétablir une confiance mutuelle figurent parmi les obstacles à surmonter pour mettre en place un régime de contrôle satisfaisant pour toutes les parties.
Dans ce contexte, toute progression dépendra autant des décisions politiques dans la région que des capacités opérationnelles de l’AIEA à mener des missions sûres et complètes. Grossi a ainsi dressé le portrait d’une démarche fragile, où chaque pas en avant devra être mesuré pour ne pas compromettre le processus.
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