« Il n’y a pas de justice au Bénin », l’avocat français Antoine Vey, après la condamnation de Madougou

BeninBénin – Société"Il n’y a pas de justice au Bénin", l’avocat français Antoine Vey, après la condamnation de Madougou

La justice du Bénin a condamné samedi l’opposante Reckya Madougou à 20 ans de prison pour terrorisme. Une condamnation politique selon le conseil français de l’ancienne garde des Sceaux Reckya qui a déclaré qu’il « n’y a pas de justice au Bénin ».

Le verdict est tombé à l’aube, ce samedi 11 décembre : l’opposante béninoise et ancienne garde des Sceaux, Reckya Madougou, du parti Les Démocrates, a écopé d’une peine de vingt ans de réclusion criminelle et de 50 millions de francs CFA d’amende. Trois autres prévenus sont aussi condamnés à la même peine.

« Condamnée à vingt ans de prison par trois suppôts du pouvoir « 

le guide de l'investigateur
le guide de l'investigateur

« C’est triste pour notre justice. Je maintiens qu’il n’y a pas de preuve », a déclaré à l’AFP l’un de ses avocats, Me Robert Dossou. « Jugée à 6h du matin, sans témoins, sans pièces, sans preuve, Reckya Madougou condamnée à vingt ans de prison par trois suppôts du pouvoir. Son crime : avoir incarné une alternance démocratique au régime de Patrice Talon. On le redoutait : il n’a pas de justice au Bénin #Freereckya », a réagi sur Twitter un autre de ses avocats, le Français Me Antoine Vey.

L’audience, qui s’est globalement déroulée dans le calme, a été marquée dès son ouverture, vendredi, par l’indignation de Me Vey, qui avait lâché à la barre : « Cette procédure n’est qu’un coup politique. Avant même son arrestation, tout a été orchestré ».

L’avocat français Antoine Vey ne poursuivra pas le procès à côté des autres membres du collège d’avocats qui s’est constitué pour la défense de Reckya Madougou. Après une prise de bec avec le président de céans, il estime que la juridiction d’exception n’est pas indépendante et quitte la salle d’audience. Il a décidé de suivre désormais en spectateur le procès.

Après son démarrage, le procès de l’ancien ministre Reckya Madougou s’était poursuivi sans son avocat français. Ce dernier fait son exception de nullité de la procédure contre sa cliente. Mais le ton est monté entre lui et le président de céans, le magistrat Guillaume Lally. « Vous avez cinq minutes pour finir. Nous n’avons pas à faire cela toute la journée », martèle ce dernier à Antoine Vey. L’avocat français réplique qu’il ne fera pas cinq minutes. Dénonce la partialité de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, enlève sa toge et quitte la salle d’audience. « J’ai tenu à ne pas participer à la suite de ce procès dont le dénouement m’apparait inscrit à l’avance », a confié l’avocat inscrit au barreau français.

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3 Commentaires

  1. L’acharnement de la france à dénigrer le Bénin à travers sa presse et ses représentants français et ‘béninois’ cache quelque chose.
    Et cela dure, surtout depuis 2019…

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