Honduras: non-lieu pour l’ex-président Juan Orlando Hernandez dans une affaire de corruption
La justice hondurienne a classé sans suite, mardi 1er septembre, l’affaire de corruption dite «Pandora II» visant l’ancien président Juan Orlando Hernández, dans laquelle il était accusé d’avoir participé au détournement de près de 11 millions de dollars de fonds publics, dont une partie aurait servi à financer sa campagne présidentielle de 2013.

Le porte-parole du pouvoir judiciaire hondurien, Carlos Silva, a confirmé la décision aux médias locaux. Selon lui, le magistrat en charge du dossier a estimé que Juan Orlando Hernández n’était pas responsable des décisions budgétaires au moment des faits et qu’il était impossible d’établir avec certitude que les fonds détournés avaient effectivement financé sa campagne.
L’enquête «Pandora II» portait sur des détournements de fonds publics survenus entre 2010 et 2013, imputés à plusieurs responsables gouvernementaux de l’époque. Âgé de 57 ans, Juan Orlando Hernández a dirigé le Honduras de 2014 à 2022.
Cette décision judiciaire intervient neuf mois après la grâce présidentielle accordée par Donald Trump, le 1er décembre 2025, qui a annulé la condamnation à 45 ans de prison prononcée en 2024 par une cour fédérale américaine pour conspiration en vue d’importer de la cocaïne vers les États-Unis.
Début août déjà, un tribunal hondurien spécialisé dans le crime organisé avait rejeté une demande de détention préventive dans ce même dossier «Pandora II», permettant à l’ancien président d’être jugé en liberté sous conditions plutôt qu’en détention.
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