Guinée équatoriale : Eni obtient une licence de reconnaissance à Malabo
La Guinée équatoriale a officialisé, le 7 février 2026, la signature d’un accord de licence de reconnaissance avec le groupe pétrolier italien Eni, autorisant l’entreprise à conduire des études géologiques et géophysiques préliminaires sur le périmètre national en vue d’un appel d’offres international annoncé pour avril 2026 et portant sur 24 blocs onshore et offshore.

La Guinée équatoriale a officialisé, le 7 février 2026, la signature d’un accord de licence de reconnaissance avec le groupe pétrolier italien Eni, autorisant l’entreprise à conduire des études géologiques et géophysiques préliminaires sur le périmètre national en vue d’un appel d’offres international annoncé pour avril 2026 et portant sur 24 blocs onshore et offshore.
Ce type de licence, strictement encadrée et limitée dans le temps, ne contraint pas l’opérateur à engager immédiatement de travaux de forage ni à consentir des investissements importants. Elle offre en revanche un accès aux données techniques du sous-sol et permet la réalisation d’études initiales destinées à mieux caractériser le potentiel des zones concernées avant l’ouverture formelle d’un cycle d’attribution.
Les autorités de Malabo présentent cet instrument comme une mesure destinée à ranimer l’intérêt des compagnies internationales pour un secteur en proie à un tassement des activités d’exploration ces dernières années, un phénomène qui a freiné le renouvellement des réserves et limité les perspectives d’investissement à moyen terme.
Positionnement d’Eni et enjeux pour l’État
Pour Eni, acteur déjà implanté en Afrique centrale et présent notamment en République du Congo, la signature de cette licence permet de se placer en amont du calendrier d’appels d’offres à coûts contrôlés. L’accès anticipé aux données techniques constitue un atout stratégique dans une ronde où plusieurs dizaines de blocs sont proposés simultanément, car il améliore la qualité des évaluations géologiques et la préparation éventuelle d’offres compétitives.
Du côté étatique, la démarche vise à attirer des opérateurs de premier plan capables de relancer un pipeline d’investissements exploratoires. En autorisant des études préliminaires sans obligation de forage, l’État facilite la remontée d’informations de qualité sur des zones qui n’ont pas toutes bénéficié de campagnes récentes, et espère ainsi recréer un environnement attractif pour les investisseurs.
L’appel d’offres international, tel que présenté par les autorités, concerne 24 blocs répartis entre offshore et onshore, avec un lancement programmé à partir d’avril 2026. La licence de reconnaissance signée avec Eni constitue, selon les communiqués officiels, un dispositif intermédiaire permettant d’alimenter la phase préparatoire avant l’ouverture formelle de la ronde.
La décision intervient dans un contexte régional où plusieurs majors et compagnies indépendantes ajustent leurs stratégies d’exploration en fonction des opportunités géologiques et des conditions contractuelles offertes par les États côtiers. La mise en œuvre opérationnelle des études par Eni et la nature précise des données auxquelles l’opérateur aura accès n’ont pas été détaillées publiquement par les parties au moment de la signature
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