Guinée : décès en prison de Aboubacar Diakité dit Toumba, l’ex‑aide de camp de Moussa Dadis Camara

Les autorités pénitentiaires guinéennes ont fait savoir que le commandant médecin Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le surnom de Toumba et ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara, est décédé au cours de la nuit du mardi 24 au mercredi 25 mars 2026. Âgé de 58 ans, il purgeait une peine de dix ans d’emprisonnement liée à des faits qualifiés de crime contre l’humanité pour le massacre du 28 septembre 2009 à Conakry.

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Guinée : décès en prison de Aboubacar Diakité dit Toumba, l’ex‑aide de camp de Moussa Dadis Camara
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Selon le communiqué de l’administration carcérale, Diakité avait été évacué de la maison d’arrêt de Coyah — située sur les hauteurs de Conakry — vers l’hôpital militaire du camp Samory Touré. Il y était pris en charge depuis le 23 mars 2026, après un épisode de malaise constaté en détention.

Un examen médical réalisé le 4 mars 2026 par des spécialistes de l’hôpital national Ignace Deen, en présence de son conseil, avait déjà mis en évidence plusieurs troubles de santé. Malgré l’intervention d’une équipe soignante, son état s’est aggravé, conduisant les praticiens à attribuer le décès à une hernie de la ligne blanche étranglée qui a dégénéré en péritonite aiguë généralisée.

La famille de l’ancien militaire, qui n’avait pas été autorisée à le voir depuis son transfèrement à l’hôpital, avait publié plus tôt dans la journée une demande officielle de preuve de vie, réclamant des informations sur son état de santé.

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Le contexte judiciaire et les faits reprochés

Toumba avait été condamné pour son rôle présumé dans les violences du 28 septembre 2009, lorsque des éléments de la junte dirigée par Moussa Dadis Camara avaient réprimé des opposants lors d’un rassemblement dans un stade de Conakry. Les bilans officiels et internationaux font état d’au moins 157 personnes tuées et de plus d’une centaine de femmes victimes d’agressions sexuelles, des chiffres qui ont alimenté les poursuites pour crimes contre l’humanité.

Condamné à une peine de dix ans d’emprisonnement pour sa participation à ces événements, Aboubacar Diakité effectuait sa détention sous la surveillance des autorités pénitentiaires guinéennes au moment de son hospitalisation et de son décès.

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