Malgré les menaces de Moscou, la Finlande, pays frontalier à la Russie, a officiellement fait sa demande d’adhésion à l’OTAN. Cette décision a été prise suite à « l’invasion de l’Ukraine » par la Russie, selon l’exécutif finlandais.
Désormais on est fixé. Plus de réticence à Helsinki. L’exécutif de la Finlande a décidé de ne pas renoncer à l’idée d’intégrer l’OTAN, en dépits des avertissements de la Russie. Ce dimanche, le président Sauli Niinistö a officiellement annoncé la demande d’adhésion de la Finlande à l’OTAN.
« C’est un jour historique. Une nouvelle ère s’ouvre», a déclaré le président Sauli Niinistö. Le président et la Première ministre ont formalisé cette demande à la mi-journée, lors d’une conférence de presse. Comme elle le laissait entendre en milieu de semaine, après 75 ans de non alignement, la Finlande demande donc son adhésion à l’Otan suite à « l’invasion » de l’Ukraine par la Russie.
L’opinion finlandaise s’est massivement ralliée à cette idée depuis le déclenchement du conflit entre Kiev et Moscou qui voit évidemment d’un très mauvais Å“il ce bouleversement stratégique sur les rives de la Baltique… Rappelons que les deux pays partagent 1300 km de frontière.
Samedi, le président de la Finlande a informé le président Russe Vladimir Poutine de la candidature imminente de son pays à l’OTAN. « La conversation a été directe et sans détour et s’est passée sans contrariété. Eviter les tensions a été considéré comme important« , a affirmé le chef de l’Etat finlandais dans un communiqué de la présidence.
Le pays nordique « veut s’occuper des questions pratiques liées au fait d’être un pays voisin de la Russie de façon correcte et professionnelle« , a assuré Helsinki.
Jeudi, à l’annonce de l’avis favorable de l’exécutif finlandais d’adhérer à l’OTAN, la Russie a annoncé qu’elle cesserait de fournir de l’électricité à la Finlande. Moscou invoque des impayés pour justifier cette décision qui coïncide avec la volonté de la Finlande de virer dans le camp opposé, l’OTAN.