Moov Africa Independance Benin

Grâce présidentielle au Bénin: le ministre de la justice parle des cas de Madougou et d’Aïvo

BeninBénin – PolitiqueGrâce présidentielle au Bénin: le ministre de la justice parle des cas de Madougou et d'Aïvo
Pigier Expertise Comptable

Condamnés respectivement à 10 ans et 20 ans de prison, les opposants Joël Aïvo et Reckya Madougou pourraient bénéficier d’une grâce présidentielle. Sur l’émission « Le gouvernement en action », le ministre de la justice a abordé le sujet.

Joël Aïvo et Reckya Madougou feront-ils partie des prochains bénéficiaires de la grâce présidentielle ? Le ministre Sévérin Quenum ne tranche pas la question, mais explique dans quelles conditions la réponse pourrait être positive.

Selon le ministre de la justice, la grâce présidentielle est une prérogative personnelle réservée au président de la République, mais il ne l’exerce pas « selon son humeur ou son bon vouloir ». En effet, le Chef de l’Etat accorde la grâce présidentielle avec l’appui du Conseil supérieur de la magistrature, selon les critères définis. C’est dire que les bénéficiaires doivent remplir certaines conditions.

Quid des cas de Reckya Madougou et de Joël Aïvo ?

Selon le ministre Sévérin Quenum, les faits pour lesquels Reckya Madougou et de Joël Aïvo ont été condamnés sont « graves ». « L’opinion a tendance à banaliser ce qui est reproché. Les faits qui leur étaient reprochés sont suffisamment graves, compte tenu du contexte particulier dans lequel nous étions », a-t-il rappelé.

Dans tous les cas, le garde des sceaux estime que le dernier mot revient au président de la République qui jugera de l’opportunité ou non d’accorder la grâce à ces deux personnalités. « Maintenant, libre au président de la République, libre au Conseil supérieur de la magistrature qui assiste le président dans l’exercice du droit de grâce, d’aviser. Moi je serai là simplement pour mettre en oeuvre les décisions telles qu’elles auront été prises », a déclaré Sévérin Quenum.

Pour rappel, Joël Aïvo a été condamné à 10 ans de prison ferme pour « blanchiment de capitaux et complot contre l’Etat ». Quant à l’ancienne ministre de la justice Reckya Madougou, elle a écopé de 20 ans d’emprisonnement ferme pour des faits de « terrorismes ». Aucun d’eux n’ayant interjeté appel, les condamnations sont devenues définitives, et ils peuvent formuler une demande de grâce présidentielle.

Voir aussi la sélection de la rédaction

Laisser un commentaire

En ce moment:

Dans le flux de l'actualité

P