Ghana: une inflation galopante asphyxie la population qui exige la démission de Nana Akufo-Addo

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Au Ghana, une inflation alimentée par la guerre en Ukraine a atteint un pic en octobre dernier. L’inflation a été estimée à 40,4% au mois d’octobre, un record depuis au moins 20 ans, loin de la limite de 10% autorisée par la Banque centrale.

Samedi 5 novembre dernier, les ghanéens étaient descendus dans les rues d’Accra, la capitale, pour dénoncer la dégradation de la situation économique. L’inflation, estimée à 40,4% au mois d’octobre, a causé une flambée des prix du carburant et des produits alimentaires. Les protestataires ont réclamé la démission du président Nana Akufo-Addo et celle du ministre des Finances Ken Ofori-Atta, tous deux accusés de mauvaise gestion de la crise.

Attisée par une dépréciation spectaculaire du Cedi, cette inflation a atteint le niveau le plus élevé depuis au moins 20 ans, loin de la limite de 10% autorisée par la Banque centrale. La flambée des prix a également été entretenue par la persistance du conflit en Ukraine qui est à l’origine de l’envolée des coûts des biens importés comme le carburant et l’huile de cuisson.  Environ un cinquième des céréales du Ghana proviennent de Russie, ce qui a fait grimper en flèche les prix des produits de base mondiaux comme le blé et le pétrole.

Nana Akufo-Addo retourne auprès du Fonds monétaire international (FMI)

En 2018, le Ghana sous l’impulsion de Nana Akufo-Addo avait décidé de ne plus recourir au FMI pour ses problèmes économiques. Mais, à la suite de la crise économique causée notamment par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, le Ghana a sollicité le soutien du Fonds monétaire international (FMI). Le président Nana Akufo-Addo avait même précédemment rejeté les appels à solliciter l’aide financière du FMI.

En juin dernier, l’Agence française de développement (AFD) et la Ghana Commercial Bank (GCB) ont signé un accord pour fournir des prêts bon marché et des subventions, a rapporté Jeune Afrique. Quant aux conclusions de l’accord avec le FMI, elles sont attendues d’ici la fin de l’année.

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