Gérard Lanvin critique la nouvelle génération d’acteurs : ‘Ils sont prêts à vendre leur cul’

Gérard Lanvin a fait ses premiers pas sur scène aux côtés de Coluche au sein du Café de la gare, avant de grimper à son rythme les échelons du cinéma français. Acteur polyvalent, il a su alterner les rôles virils et les comédies populaires tout en se forgeant une réputation d’individu franc et critique vis‑à‑crit du monde politique et du showbiz. Dans des déclarations récentes, il a fustigé la nouvelle génération d’artistes, estimant qu’ils étaient « prêts à vendre leur cul et leur âme » pour rester dans le mouvement.

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Gérard Lanvin critique la nouvelle génération d’acteurs : ‘Ils sont prêts à vendre leur cul’
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Gérard Lanvin a fait ses premiers pas sur scène aux côtés de Coluche au sein du Café de la gare, avant de grimper à son rythme les échelons du cinéma français. Acteur polyvalent, il a su alterner les rôles virils et les comédies populaires tout en se forgeant une réputation d’individu franc et critique vis‑à‑crit du monde politique et du showbiz. Dans des déclarations récentes, il a fustigé la nouvelle génération d’artistes, estimant qu’ils étaient « prêts à vendre leur cul et leur âme » pour rester dans le mouvement.

Les débuts de Lanvin remontent aux années 1970, quand Romain Bouteille et Coluche donnent naissance à une troupe autour du Café de la gare, lieu de création et d’émulation pour comédiens et humoristes. Parmi les figures de cette période figuraient Miou‑Miou, Patrick Dewaere et Martin Lamotte, ce dernier présentant Lanvin à l’ensemble. En 1976, Lanvin joue sous la direction de Coluche dans la pièce Ginette Lacaze et apparaît la même année au cinéma dans L’Aile ou la cuisse aux côtés de Louis de Funès. L’année suivante, il participe au film signé Coluche Vous n’aurez pas l’Alsace ni la Lorraine.

Sa carrière se poursuit ensuite vers des registres plus sombres et des rôles de premier plan : polar avec Le Choix des armes — dont il se souvient d’une scène marquante partagée avec Yves Montand — puis des succès populaires et d’auteur comme Le Prix du danger, Marche à l’ombre (film de et avec Michel Blanc) et Les Spécialistes. Durant ces années, Lanvin observe également la trajectoire de son ami Coluche, dont la vie privée et la santé mentale se dégradent après la tentative de candidature présidentielle en 1981, des épisodes de dépendance, et la mort de proches comme Dewaere. Coluche recevra un César pour Tchao Pantin, fondera Les Restos du cœur et trouvera la mort dans un accident de moto en 1986.

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Lanvin entre fidélité générationnelle et critiques du milieu

Gérard Lanvin, que la presse qualifie parfois de « dernière garde » d’une génération d’acteurs formés au tournant des années 1970, a prolongé sa présence à l’écran dans les années 2000. Il apparaît dans des comédies grand public telles que Boulet, Trois Zéros ou Les Parrains, tout en étant présent dans un registre plus « auteur » avec Le Goût des autres. Hors plateau, son image demeure celle d’un homme plutôt discret mais prompt à des coups de gueule publics.

Lanvin ne cache pas son scepticisme envers la classe politique ni son mépris affiché pour certains acteurs de l’époque actuelle et pour les réseaux sociaux. Dans le documentaire Belmondo l’influenceur diffusé en 2020 sur Paris Première, il loue la camaraderie et l’éthique de la génération de Jean‑Paul Belmondo et déplore, selon ses mots, l’absence d’amitié chez les jeunes comédiens d’aujourd’hui : « la génération dans laquelle je fais partie, il n’y pas d’amitié là‑dedans », a‑t‑il déclaré, ajoutant que les acteurs contemporains « font plus rêver personne » et qu’« ils sont prêts à vendre leur cul et leur âme, peut‑être même, pour rester dans le move ». Son franc‑parler lui vaut d’être présenté, dans certains commentaires, comme une figure rugueuse et sans concessions, qualifiée de « Tony Montana du cinéma tricolore ».

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