Gabon : un an après l’élection de Brice Oligui Nguema, déjà la désillusion ?

Ce dimanche 12 avril 2026 marque un an depuis le scrutin présidentiel tenu le 12 avril 2025, qui avait consacré l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema. Ancien chef militaire, il avait pris les rênes du pays deux ans auparavant à la suite d’un putsch, puis mené une campagne durant laquelle il répétait que ce rendez‑vous électoral serait déterminant pour l’avenir du Gabon.

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Politique
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Gabon : un an après l’élection de Brice Oligui Nguema, déjà la désillusion ?
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Lors du vote d’avril 2025, qu’il tenait pour l’issue de la transition, l’ex‑général a été crédité de 94,85 % des voix, selon les résultats officiels annoncés à l’époque. Il a été investi pour un mandat de sept ans, avec la possibilité d’un renouvellement pour une seule fois.

Dans les rues de Libreville, l’atmosphère a changé : la coupure des réseaux sociaux, les mises en cause et détentions d’influenceurs ainsi que les interpellations de syndicalistes et de journalistes ont amené une partie de la population à s’autocensurer. Ceux qui désapprouvent le pouvoir évoquent volontiers leur désarroi mais préfèrent souvent le faire hors caméra ou sous couvert d’anonymat.

Malgré ces tensions, une portion significative de l’électorat continue d’accorder une large confiance au président, selon des témoins et interlocuteurs rencontrés par des médias sur place. Il est aussi à noter que, contrairement à certains scrutins antérieurs du pays, l’élection d’avril 2025 ne s’était pas accompagnée d’une montée de violences généralisées.

Entre célébrations officielles et réserves citoyennes

Du côté des autorités, aucun programme officiel n’a été dressé pour marquer précisément l’anniversaire du 12 avril. Les commémorations prévues seront toutefois plus visibles le 3 mai prochain, date retenue pour célébrer le premier anniversaire de la prestation de serment du chef de l’État, qui devrait donner lieu à des manifestations publiques d’ampleur.

Sur le terrain, les opinions restent contrastées; certains habitants saluent la stabilité et les promesses de relance annoncées pendant la campagne, tandis que d’autres s’inquiètent du resserrement des marges de liberté d’expression et des méthodes employées pour réduire les voix discordantes. Ces tensions façonnent un débat public où prudence et adhésion coexistent sans qu’un consensus clair n’émerge

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