Frédérique et Pierre de « L’amour est dans le pré » surendettés, leur nouvelle maison un mobil-home

Frédérique et Pierre, couple révélé par la saison 7 de L’amour est dans le pré en 2012, voient leur exploitation d’armagnac dans le Gers placée en liquidation judiciaire : endettés à hauteur de plus de 1,5 million d’euros auprès de la banque, de la coopérative et d’organismes sociaux, ils ont mis en vente la demeure familiale et envisagent de quitter l’activité agricole.

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Frédérique et Pierre de « L’amour est dans le pré » surendettés, leur nouvelle maison un mobil-home
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Frédérique et Pierre, couple révélé par la saison 7 de L’amour est dans le pré en 2012, voient leur exploitation d’armagnac dans le Gers placée en liquidation judiciaire : endettés à hauteur de plus de 1,5 million d’euros auprès de la banque, de la coopérative et d’organismes sociaux, ils ont mis en vente la demeure familiale et envisagent de quitter l’activité agricole.

Installés sur une propriété gersoise héritée depuis cinq générations, Frédérique et Pierre se sont mariés après leur passage à la télévision et sont parents d’un garçon, Gabriel, âgé de 12 ans. Le couple avait développé l’exploitation au retour du tournage : ventes directes à la ferme, boutique, site internet et une maison d’hôtes avaient contribué pendant plusieurs années au redressement apparent de l’activité.

Ces dernières années, la situation s’est détériorée. Selon des éléments rapportés par la presse, dettes bancaires, créances de la coopérative, dettes sociales et crédits divers se sont cumulées pour dépasser la somme de 1,5 million d’euros. Le tribunal a acté la liquidation judiciaire de l’entreprise familiale, décision qui expose le foyer à la saisie de biens personnels pour rembourser les créanciers.

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Liquidation, vente de la maison familiale et perspectives personnelles

Face à l’injonction de justice, l’agriculteur de 50 ans a annoncé qu’il arrêtait l’agriculture : « Ça y est, je quitte mes terres, celles de mes ancêtres, j’arrête l’agriculture car je ne peux plus continuer », a-t-il déclaré, précisant que leurs biens personnels allaient être saisis et qu’il ne leur resterait « rien, plus rien ». Pierre admet qu’il aurait dû s’arrêter plus tôt, mais qu’il a continué d’espérer une année favorable pour la production.

La maison familiale, vieille d’au moins 200 ans et transmise de génération en génération — « c’était celle de mon arrière-grand-père, celle qui me faisait rêver quand j’étais gamin » — est désormais mise en vente. Dans ses propos, le producteur évoque la transformation du domicile en « la maison de l’enfer, celle des huissiers et des contrôles », et la perspective de déménagement vers un logement beaucoup plus modeste, évoquant un mobile home pour loger la famille et la belle-mère.

Sur le plan familial et professionnel, Pierre indique renoncer à transmettre l’exploitation à son fils : « Je ne veux pas lui faire vivre ce que j’ai vécu ces quinze dernières années », ajoutant qu’il travaillait « 60 à 80 heures par semaine » pour en arriver là. Le couple a traversé plusieurs drames entre 2017 et 2020 : la mort de la mère de Pierre, puis de son père et de sa sœur. Ces pertes ont précipité une détérioration de l’état de santé mentale du foyer.

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Frédérique raconte une période où tous deux ont pris des anxiolytiques : « on a été tous les deux sous anxiolytiques pendant un an. On a les arrêtés car, à un moment, on s’est dit on va se pendre ». Le couple confie avoir envisagé le suicide avant de décider de continuer pour leur fils Gabriel.

Après ces années de difficultés et de deuils, Frédérique et Pierre affirment que leur vie se fera désormais loin du Gers, « et surtout pas dans les terres ».

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