François Bayrou évoque son bégaiement d’enfance et les immenses efforts pour le surmonter
À un jour du premier tour des élections municipales prévu dimanche 15 mars 2026, François Bayrou est de nouveau sur le terrain à Pau pour défendre la mairie qu’il dirige depuis 2014. Leader du Mouvement démocrate (MoDem) et ancien Premier ministre, il mène une campagne qualifiée d’intense après une parenthèse nationale marquée par huit mois à Matignon et un départ précipité qui a laissé des traces dans le débat politique.

À un jour du premier tour des élections municipales prévu dimanche 15 mars 2026, François Bayrou est de nouveau sur le terrain à Pau pour défendre la mairie qu’il dirige depuis 2014. Leader du Mouvement démocrate (MoDem) et ancien Premier ministre, il mène une campagne qualifiée d’intense après une parenthèse nationale marquée par huit mois à Matignon et un départ précipité qui a laissé des traces dans le débat politique.
Sur la scène locale comme nationale, François Bayrou tente de recentrer son message sur Pau, ville à laquelle il se dit profondément attaché. Ces derniers mois, son activité a alterné entre déplacements locaux et retours sur son parcours politique. Le contexte électoral est tendu : la campagne municipale s’ouvre alors que son image reste marquée par son passage récent au gouvernement.
Parallèlement à cet engagement public, un aspect personnel de sa jeunesse est mis en lumière par le journaliste Alain Duhamel dans le livre Les politiques, portraits et croquis, publié en janvier dernier. Duhamel y rappelle que François Bayrou a dû faire face très tôt à un handicap de la parole, le bégaiement, qui a façonné une partie de son adolescence et de son rapport à la prise de parole.
François Bayrou : ce défi personnel qu’il a dû surmonter très jeune
Selon Alain Duhamel, Bayrou est né bègue et a dû fournir « d’immenses efforts pour surmonter ce handicap qui ressurgit encore aujourd’hui inopinément ». Le principal intéressé avait déjà évoqué cette épreuve dans le Journal du Dimanche en 2011 : « Bien sûr, c’est une épreuve », confiait-il, précisant s’être mis à bégayer à l’âge de 7-8 ans alors qu’il avait auparavant été surnommé « l’orateur » à l’école.
La difficulté a parfois donné lieu à des moqueries durant sa scolarité. Une ancienne camarade racontait dans Le Parisien qu’on l’avait surnommé « Shakes » en raison de ses difficultés à prononcer « Shakespeare ». L’écrivain Serge Javalovès, ami d’enfance, rapporte que son bégaiement suscitait « moqueries et sarcasmes », mais souligne aussi le courage dont Bayrou a fait preuve : un jour, il aurait pris la parole en public malgré le risque d’être interrompu par son trouble, une action décrite comme « une de ses premières victoires ».
Un psychanalyste, interrogé alors qu’il avait 19 ans, aurait estimé qu’il était « difficile d’imaginer une carrière politique » avec un tel handicap. Bayrou a néanmoins construit une trajectoire publique marquée par des fonctions diverses : professeur de lettres classiques, ministre, candidat à l’élection présidentielle et, pour une période, chef du gouvernement. Au fil des années, il a appris à apprivoiser son bégaiement sans jamais totalement le faire disparaître.
Dans la préface du livre Sois bègue et tais-toi de William Chiflet, publiée en 2014, François Bayrou écrivait : « On n’en sort jamais tout à fait. » Cette réalité personnelle l’accompagne encore aujourd’hui, alors qu’il prend la parole devant de larges audiences et qu’il conduit sa campagne municipale à Pau à la veille du premier tour du 15 mars 2026.
Articles liés
Jean Dujardin se moque d’Eric et Ramzy et évoque ses débuts avec le duo
Rachida Dati « décoche une claque » à « un jeune noir, grand, avec une casquette », se souvient Nicolas Sarkozy
Valérie Bénaïm : son livre Ils ont disparu éclipsé par des accusations de racisme
Nikita Bellucci se confie sur son époux Ludo, cameraman et compagnon de tournage