France : mort de Quentin Deranque, l’exécutif saisit la justice pour une possible reconstitution de la Jeune Garde
Le gouvernement a saisi les juridictions compétentes pour faire toute la lumière sur ce qu’il considère comme une probable reconstitution de la Jeune Garde, mouvement antifasciste qui avait été officiellement dissous. Cette décision intervient après l’attaque mortelle qui a coûté la vie au militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, a indiqué mardi l’un des participants à une réunion tenue à l’Élysée.

Le gouvernement a saisi les juridictions compétentes pour faire toute la lumière sur ce qu’il considère comme une probable reconstitution de la Jeune Garde, mouvement antifasciste qui avait été officiellement dissous. Cette décision intervient après l’attaque mortelle qui a coûté la vie au militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, a indiqué mardi l’un des participants à une réunion tenue à l’Élysée.
Au cours de cette rencontre, le président Emmanuel Macron a enjoint au ministère de l’Intérieur d’engager des procédures visant la dissolution de cinq structures locales présentées comme des « émanations » de la Jeune Garde. La mesure vise à couper court, selon l’exécutif, à toute organisation pouvant reprendre l’activité du groupe dissous.
Le chef de l’État a également fait part de son inquiétude quant au risque d’incidents violents pendant la campagne pour les élections municipales programmées en mars. Il a demandé aux autorités gouvernementales de prendre les dispositions nécessaires afin que le scrutin se déroule dans le calme et sans perturbation.
La convocation des autorités judiciaires s’inscrit, d’après le participant à la réunion, dans un double objectif : enquêter sur d’éventuelles infractions liées à la reformation du collectif et prévenir toute escalade qui pourrait affecter l’ordre public à l’approche du rendez-vous électoral.
Volet judiciaire et impératif de sérénité
En demandant l’ouverture de procédures judiciaires, l’exécutif mise sur les moyens légaux pour réprimer la reconstitution d’un mouvement interdit. Les démarches engagées auprès de la justice doivent permettre d’identifier les responsables et de déterminer si les éléments réunis justifient des poursuites ou des mesures complémentaires.
Sur le plan politique, la préoccupation présidentielle souligne la volonté de l’État de préserver la tenue sereine des municipales. L’appel lancé aux différents acteurs publics rappelle que la protection du déroulement des scrutins est considérée comme une priorité face aux risques de tensions postérieures à l’affaire lyonnaise.
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