France : décès à 59 ans de Clément Oubrerie, le dessinateur d’Aya de Yopougon
Le monde de la bande dessinée perd l’un de ses dessinateurs les plus reconnaissables : Clément Oubrerie est mort le 1er mars 2026 à Paris, à l’âge de 59 ans. Sa disparition a été annoncée dans la presse culturelle ce lundi.
Le monde de la bande dessinée perd l’un de ses dessinateurs les plus reconnaissables : Clément Oubrerie est mort le 1er mars 2026 à Paris, à l’âge de 59 ans. Sa disparition a été annoncée dans la presse culturelle ce lundi.
Créateur d’un trait souple et expressif, Oubrerie s’est imposé auprès d’un large public grâce à son association avec la scénariste Marguerite Abouet sur la série Aya de Yopougon. Cette saga, née au milieu des années 2000, a rencontré un succès international, multipliant les traductions et les éditions, et s’est imposée comme une référence de la BD contemporaine.
Au-delà d’Aya, l’artiste a signé de nombreux albums et collaborations : on lui doit notamment la série Pablo, réalisée avec Julie Birmant, ainsi que des adaptations littéraires et des travaux pour l’animation. Son parcours, ponctué de projets variés — du roman graphique à la bande dessinée historique — a été salué par la critique et distingué par plusieurs prix.
Selon les informations publiées, Clément Oubrerie est décédé des suites de la maladie de Charcot (sclérose latérale amyotrophique). La date du décès est indiquée au 1er mars 2026.
Un trait au service des récits et des collaborations
Tout au long de sa carrière, son dessin a été reconnu pour sa capacité à mêler dynamisme et justesse psychologique : il savait rendre la vitalité d’un quartier ivoirien comme la complexité d’un portrait historique. Ses partenaires de création et ses éditeurs ont souvent souligné cette faculté à servir des scénarios très différents, du comique social à la biographie romancée.
La disparition d’Oubrerie laisse une empreinte nette dans le monde de la BD francophone : ses séries continueront d’être lues et commentées, tant pour la qualité de leur narration que pour la force de leur dessin. Les maisons d’édition et les lecteurs devraient prochainement rendre hommage à cet auteur dont le travail a traversé plusieurs générations de lecteurs.



