Firme de Dubaï construit une centrale thermique de 200 MW au Burkina Faso
Le groupe industriel basé à Dubaï Mark Cables a annoncé lundi la réalisation d’une centrale thermique de 200 mégawatts au Burkina Faso, un projet présenté comme livré en seulement six mois pour un coût estimé à environ 180 millions d’euros (213 millions de dollars). L’entreprise, active principalement sur le continent africain, indique que cette nouvelle capacité vise à réduire le déficit énergétique et la dépendance aux importations électriques.

Le groupe industriel basé à Dubaï Mark Cables a annoncé lundi la réalisation d’une centrale thermique de 200 mégawatts au Burkina Faso, un projet présenté comme livré en seulement six mois pour un coût estimé à environ 180 millions d’euros (213 millions de dollars). L’entreprise, active principalement sur le continent africain, indique que cette nouvelle capacité vise à réduire le déficit énergétique et la dépendance aux importations électriques.
Selon des données de la Banque mondiale, le Burkina Faso figure parmi les pays les moins électrifiés d’Afrique, avec seulement 21,7 % de la population disposant d’un accès à l’électricité. Cette faible couverture place la question de l’offre énergétique au cœur des priorités nationales et met en lumière la vulnérabilité des infrastructures face à la demande croissante.
Jusqu’à récemment, les importations d’électricité, essentiellement en provenance de la Côte d’Ivoire et du Ghana, couvraient près de 40 % des besoins du pays. Dans ce contexte, Mark Cables affirme que l’ajout de 200 MW contribuera à stabiliser le réseau national, à combler des déficits récurrents et à diminuer la dépendance aux achats transfrontaliers d’énergie.
Poussée des projets solaires, financements internationaux et discussions nucléaires
Parallèlement au chantier thermique, le Burkina Faso a obtenu en août un financement de 17,2 millions d’euros destiné au développement d’un projet solaire majeur. Cette enveloppe doit permettre la construction et l’exploitation d’une centrale photovoltaïque de 18 MWc à Dédougou, initiative présentée comme un élément de la stratégie gouvernementale visant à augmenter l’offre locale et à diversifier le mix énergétique.
Le montage financier de la centrale solaire repose sur un prêt de 11,2 millions d’euros accordé par la banque de développement néerlandaise FMO via son Building Prospects Fund, complété par une aide concessionnelle de 6 millions d’euros fournie par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) de la Banque africaine de développement. Ces instruments financiers visent à alléger le coût d’entrée et à favoriser des solutions renouvelables moins carbonées.
En outre, des entretiens ont eu lieu en mars entre les autorités burkinabè et Rosatom, la société énergétique publique russe, concernant la faisabilité d’un projet nucléaire. Les échanges ont été étendus pour inclure des pistes de coopération dans le domaine des énergies renouvelables, selon les déclarations publiques évoquées lors des discussions.
Le portefeuille d’interventions récentes comprend ainsi des initiatives à la fois thermiques, solaires et des dialogues internationaux sur le nucléaire, tandis que la nécessité d’accroître l’accès à l’électricité demeure un élément central des politiques publiques et des partenariats extérieurs en cours
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