Femmes, paix et sécurité : Cotonou accueille le deuxième séminaire ministériel de l’Union africaine
Cotonou a accueilli, mercredi 9 septembre 2026, le deuxième séminaire ministériel de haut niveau consacré au thème « Femmes, paix et sécurité », organisé dans le cadre du Processus de Swakopmund du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine.

La rencontre, qui s’est tenue sur deux jours jusqu’au 10 septembre, a réuni des ministres d’États membres de l’Union africaine, des représentants du Secrétariat du CPS, des experts ainsi que des membres du gouvernement béninois. Elle s’est déroulée alors que le Bénin assure la présidence du CPS pour le mois de septembre 2026.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, qui dirige le CPS à ce titre. Elle a insisté sur la nécessité de garantir une participation effective des femmes aux instances de décision et de combler les disparités persistantes dans les processus de paix sur le continent.
Placé sous le thème « Opérationnaliser l’agenda femmes, paix et sécurité : quotas, responsabilité et convention de l’Union africaine », le séminaire visait notamment à évaluer les quatorze mesures adoptées lors de la réunion inaugurale du Processus de Swakopmund, tenue en mars 2024 à Swakopmund, en Namibie.
Trois piliers et un objectif chiffré
Les travaux ont placé au cœur des discussions les trois piliers de l’agenda « Femmes, paix et sécurité » : la participation, la prévention et la protection. Les participants ont fixé un objectif d’au moins 30 % de femmes parmi les médiateurs dans les processus de paix formels sur le continent, ainsi qu’une meilleure application de la convention de l’Union africaine contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Corinne Amori Brunet a également mis en avant plusieurs avancées nationales, citant notamment la gratuité de l’enseignement secondaire général et technique public pour toutes les filles au Bénin. Cette mesure, portée par le président de la République Romuald Wadagni, a été présentée comme un levier d’émancipation des jeunes filles.
Plusieurs personnalités de l’Union africaine présentes
Les débats ont été marqués par des panels d’experts et la participation de plusieurs personnalités de premier plan. L’envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, l’ambassadrice Liberata Mulamula, a pris part aux travaux, aux côtés de la représentante spéciale d’ONU Femmes auprès de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique, Doris Mpoumou.
L’ancienne vice-présidente de la République d’Ouganda, Speciosa Naigaga Wandira Kazibwe, figurait également parmi les intervenantes du séminaire.
Selon l’Institut d’études de sécurité, cité lors des travaux, la participation des femmes aux processus de paix augmente de 35 % la probabilité qu’un accord de paix reste en vigueur pendant au moins quinze ans.
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