Fabrice Luchini avoue son addiction à « cette cochonnerie » et « je peux passer 45 minutes »

Fabrice Luchini, figure majeure du théâtre et du cinéma français, a surpris les téléspectateurs en novembre 2024 sur le plateau de C à vous en avouant son « addiction » au téléphone portable, qu’il a qualifiée avec autodérision de « cochonnerie ». L’acteur, né en 1951 à Paris et célèbre pour sa diction et ses prises de parole érudites, a indiqué pouvoir « passer 45 minutes du TikTok », malgré son attachement aux textes classiques.

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Fabrice Luchini avoue son addiction à « cette cochonnerie » et « je peux passer 45 minutes »
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Artisan reconnu des planches et de l’écran depuis plusieurs décennies, Luchini s’est imposé comme une voix singulière de la scène culturelle française. Sa carrière, amorcée à la fin des années 1970 et installée durablement depuis les années 1980, est marquée par une diction particulière et une capacité à tenir un public par le langage.

Au cinéma, il a participé à des projets devenus références du cinéma français et a travaillé avec de nombreux réalisateurs. Parmi les titres cités figurent Tout peut arriver (1969), Dans la maison (2012) et Grâce à Dieu (2019) de François Ozon. Sur scène, ses lectures et interprétations d’auteurs classiques de Molière à Baudelaire sont régulièrement saluées et attendues par le public.

Un aveu public sur l’écran et la scène

Sur le plateau animé par Anne-Elisabeth Lemoine, Fabrice Luchini a expliqué que le théâtre représente pour lui un moyen de « se sortir de cette addiction ». Il a montré son téléphone à l’animatrice avant de confesser : « Parce que je suis addict à cette cochonnerie. Je peux passer 45 minutes du TikTok. Je peux lire du Victor Hugo et le matin, dans une insomnie à 6 heures et quart, je peux regarder à l’infini des images comme elles sont d’une efficacité énorme à chaque fois ».

Luchini a opposé son amour profond pour la langue et la littérature à cette habitude de consommation rapide d’images et de courtes vidéos. Il a souligné, par l’exemple de ses propres pratiques, la coexistence chez un même individu de l’appétence pour les grands textes et d’une attirance pour les formats numériques contemporains.

La confidence a provoqué une réaction immédiate et amusée sur le plateau : l’animatrice « Babeth » et l’équipe ont ri, soulignant le ton volontiers taquin et la capacité du comédien à user d’autodérision. Luchini a ainsi reconnu, devant des téléspectateurs et des professionnels présents, que même les passionnés de littérature ne sont pas à l’abri des petites dépendances aux écrans.

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