Évelyne Dhéliat (77 ans) refuse de dire « c’est du beau temps » en présentant la météo

À 77 ans, Évelyne Dhéliat a fait une apparition surprise vendredi 27 février sur le plateau de « Bonjour ! la matinale » de TF1, rappelant sa place singulière au sein de la chaîne et les règles strictes qu’elle s’impose à l’antenne, notamment l’interdiction de prononcer l’expression « C’est du beau temps ».

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Évelyne Dhéliat (77 ans) refuse de dire « c’est du beau temps » en présentant la météo
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À 77 ans, Évelyne Dhéliat a fait une apparition surprise vendredi 27 février sur le plateau de « Bonjour ! la matinale » de TF1, rappelant sa place singulière au sein de la chaîne et les règles strictes qu’elle s’impose à l’antenne, notamment l’interdiction de prononcer l’expression « C’est du beau temps ».

Invitée impromptue du bulletin présenté par Ange Noiret, elle a été appelée en direct pour former un duo météo, provoquant les acclamations sur le plateau. À son arrivée, Évelyne Dhéliat a déclaré : « Je suis tellement heureuse d’être avec vous sur le plateau. Moi, je vous regarde le matin en me préparant… » et a accepté, à la demande de Bruce Toussaint, d’évoquer brièvement la météo du week-end.

Figure historique du service météo de TF1 depuis son premier bulletin le 30 août 1991 et devenue directrice du service neuf ans plus tard, elle est décrite comme le plus ancien CDI de la Une. Sa longévité s’accompagne d’exigences professionnelles visibles à l’antenne et dans les coulisses.

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Une attention au vocabulaire et à la durée des interventions

Interrogée dans l’émission 50′ Inside, Évelyne Dhéliat a expliqué qu’elle s’interdit désormais de dire certaines formules jugées trop générales et susceptibles d’être mal ressenties selon les situations locales. Elle a cité explicitement l’expression « C’est du beau temps » : « Je m’interdis une chose, c’est de dire : ‘C’est du beau temps’. Parce que le beau temps pour certains, c’est du très mauvais temps pour d’autres. »

Cette précision traduit une volonté de nuancer les appréciations météo en tenant compte des conséquences variées d’un même phénomène : un ensoleillement apprécié des vacanciers peut, selon elle, être synonyme de difficultés pour des agriculteurs en période de sécheresse. Elle privilégie donc des formulations plus descriptives, parlant de « temps ensoleillé » ou de « temps pluvieux » plutôt que d’équivalents évaluatifs.

La rigueur s’étend également à la gestion du direct. Lors d’une intervention au micro du duo McFly & Carlito, elle a relaté l’usage d’un chronomètre inversé destiné à mesurer les débordements : « On a un chrono qui décompte dans l’autre sens pour savoir de combien de temps on a débordé. Si je déborde de quelques secondes, on me fait recommencer. Ça m’est arrivé pour deux secondes de débord. »

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Sur son parcours, elle a raconté que son entrée au service météo était le fruit d’une cassette présentée après le départ de Michel Cardoze et l’absence temporaire d’Alain Gillot-Pétré, ce qui lui avait ouvert la porte du métier. Depuis, elle affirme ne jamais s’être ennuyée une seconde et poursuit son activité avec la même implication.

Interrogée sur la retraite, elle a indiqué qu’elle partirait « uniquement le jour où on me dira ‘on arrête' », tout en reconnaissant que « tout a une fin ». Elle constate aussi l’évolution du rapport au public : autrefois sollicitée pour des autographes, elle reçoit aujourd’hui davantage de demandes de selfies, ce qui implique, selon elle, d’être « présentable » en permanence. « Ça fait partie du métier et je l’assume complètement. »

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