«Elle a dit que c’était très sexy d’être violée», déclaration de Donald Trump sur Elizabeth Jean Carroll

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Des parties de la transcription de la déposition faite par Donald Trump sur la plainte pour viol déposée par la journaliste américaine, Elizabeth Jean Carroll, a été rendues publiques. « En fait, je pense qu’elle a dit que c’était sexy, n’est-ce pas? Elle a dit que c’était très sexy d’être violée. N’a-t-elle pas dit ça?» a laissé comprendre l’ancien président américain.

Une journaliste américaine, E. Jean Carroll, qui accuse Donald Trump de l’avoir violée dans les années 1990, a relancé, jeudi 24 novembre, son action en justice civile contre l’ancien président des Etats-Unis, grâce à une nouvelle loi à New York qui protège les victimes d’agressions sexuelles. Une double affaire judiciaire de viol et de diffamation présumés oppose depuis 2019, devant la justice fédérale civile de Manhattan, E. Jean Carroll, 78 ans, à Donald Trump, 76 ans, lesquels ont tous deux produit en octobre leurs dépositions sous serment devant un juge new-yorkais.

Des extraits d’une déposition dans laquelle l’ancien président américain, sous serment, insulte la journaliste qui l’accuse de viol, ont été dévoilés après qu’un juge fédéral ait rejeté une demande visant à garder le document scellé. Dans ceux-ci, l’ancien président nie avoir agressé sexuellement la journaliste, tout en se référant à elle à plusieurs reprises par des termes désobligeants et en menaçant de contre-attaquer.

«Elle a dit que je lui ai fait quelque chose qui n’a jamais eu lieu. Il n’y a rien eu. Je ne sais rien de cette cinglée», a déclaré Donald Trump, selon la transcription, citée par CBS. Dans les extraits, faisant face à l’avocate de Carroll, Roberta Kaplan, il explique que la journaliste est l’auteure d’une «arnaque complète» et qu’elle a inventé ce viol pour «faire la promotion d’un livre vraiment minable».

«Je la poursuivrai en justice une fois que ce sera terminé, et j’ai vraiment hâte de le faire. Et je vous poursuivrai aussi», a-t-il dit à l’avocate. L’accusation de Carroll s’était en effet retrouvée dans un livre paru en 2019. Peu après, Donald Trump, niant le viol, avait déclaré qu’elle «n’était pas son type», une déclaration qu’il a par la suite avoué n’être «pas politiquement correcte».

«Elle a aimé ça»

À un moment de la déposition, Trump traite Carroll de «malade mentale». Puis il interprète mal une interview que Carroll avait donnée à CNN, affirmant à tort qu’elle avait parlé d’aimer être agressée sexuellement. «Elle a en fait indiqué qu’elle aimait ça. D’accord?, a déclaré Trump. En fait, je pense qu’elle a dit que c’était sexy, n’est-ce pas? Elle a dit que c’était très sexy d’être violée. N’a-t-elle pas dit ça?» En réalité, Donald Trump faisait référence à une interview parue dans CNN et dans laquelle E. Jean Carroll déclarait qu’elle préférait l’utilisation du terme «combat» plutôt que «viol», car certaines personnes «pensent que le viol est sexy».

À un autre moment de la déposition, l’avocate a demandé à Trump s’il avait déjà touché une femme à la poitrine, aux fesses ou à toute autre partie sexuelle sans son consentement. «Eh bien, je vous dirai non, mais il y a peut-être des gens, comme votre cliente, qui mentent», a-t-il répondu. Et de conclure: «C’est un canular et un mensonge, juste comme tous les autres canulars qu’on m’a fait subir pendant ces sept dernières années».

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