Ehud Arye Laniado, diamantaire, décède lors d’une opération d’agrandissement du pénis à Paris

Un riche diamantaire est mort en 2019 après une intervention esthétique réalisée en dehors des horaires de la clinique Saint-Honoré-Ponthieu, à Paris. Selon Le Parisien, le décès d’Ehud Arye Laniado, 65 ans, propriétaire de la maison Omega Diamonds, relance les débats sur les pratiques médicales en dehors des cadres réglementaires et les responsabilités pénales des praticiens impliqués.

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Ehud Arye Laniado, diamantaire, décède lors d’une opération d’agrandissement du pénis à Paris
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Un riche diamantaire est mort en 2019 après une intervention esthétique réalisée en dehors des horaires de la clinique Saint-Honoré-Ponthieu, à Paris. Selon Le Parisien, le décès d’Ehud Arye Laniado, 65 ans, propriétaire de la maison Omega Diamonds, relance les débats sur les pratiques médicales en dehors des cadres réglementaires et les responsabilités pénales des praticiens impliqués.

Le patient, habitué des soins esthétiques haut de gamme et client régulier de la clinique, venait plusieurs fois par an pour des injections facturées plusieurs dizaines de milliers d’euros. La séance litigieuse, effectuée un samedi soir, devait inclure des injections faciales et des injections destinées à augmenter le volume du pénis. Peu après 22 heures, il a fait une crise cardiaque et est décédé sur place, indique Le Parisien.

Une autopsie a révélé une hypertrophie cardiaque et, selon l’enquête, le défunt consommait des produits dopants interdits en France ainsi que des vasodilatateurs utilisés pour faciliter l’érection, substances potentiellement dangereuses pour le cœur, d’après une source judiciaire citée par Le Parisien. L’injection dans le pénis aurait été rapidement écartée comme cause directe de la mort lors des premiers éléments d’expertise.

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Procès et responsabilités pénales

L’enquête, ouverte dans un premier temps pour homicide involontaire, a ensuite été orientée vers des qualifications portant sur la non-assistance à personne en danger, l’infraction à la législation sur les substances vénéneuses et l’exercice illégal de la médecine, selon Le Parisien. Le tribunal de Paris a rendu sa décision ce mercredi.

Le chirurgien esthétique fondateur de la clinique, identifié par la presse comme Guy H., a été condamné à quinze mois de prison avec sursis. La praticienne présente lors de l’intervention a été condamnée à douze mois de prison avec sursis. Les deux médecins se voient assortir d’une interdiction définitive d’exercer une activité médicale et de sanctions financières : 50 000 euros pour Guy H. et 20 000 euros pour la chirurgienne, selon les informations relayées par Le Parisien.

La praticienne aurait été relaxée pour le chef de non-assistance à personne en danger, précise la même source. Les éléments de procédure rapportent que la chirurgienne avait passé un premier appel à l’aide vers 20 heures, suivi d’un second appel aux pompiers deux heures plus tard, dont le déroulé a été examiné par les enquêteurs.

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Le dossier a mis en lumière des irrégularités administratives et professionnelles : la chirurgienne intervenante n’aurait pas disposé d’équivalence de diplômes ni d’inscription à l’Ordre des médecins, et Guy H. aurait administré du botox sans les certifications requises, d’après Le Parisien. Ces éléments ont alimenté les poursuites pour exercice illégal et infraction à la réglementation des substances.

La famille d’Ehud Arye Laniado n’a, à ce stade, obtenu aucune indemnisation, rapporte la presse.

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