Ebola en RDC : la Croix-Rouge s’inquiète d’une multiplication des attaques contre ses volontaires

Le Mouvement international de la Croix-Rouge s’est alarmé, dimanche 23 août, au centième jour de l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo, d’une multiplication des attaques visant ses volontaires. L’organisation affirme avoir recensé onze incidents violents contre ses équipes depuis le début de la riposte, alors que le virus continue de progresser dans plusieurs provinces du pays.

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Santé
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Ebola en RDC : la Croix-Rouge s’inquiète d’une multiplication des attaques contre ses volontaires
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Selon son bilan, neuf de ses volontaires ont été blessés, plusieurs ambulances ont été endommagées – dont une incendiée – et du matériel d’intervention a été détruit ou saccagé. Le mouvement rappelle que chaque incident visant son personnel ou son matériel complique davantage la lutte contre l’épidémie.

Cette flambée, qui touche désormais six provinces de la RD Congo, est déjà la plus meurtrière que le pays ait connue en cinquante ans. Selon un bilan communiqué à la mi-août par les autorités sanitaires congolaises et l’Africa CDC, elle avait alors dépassé les 5 000 cas confirmés et causé plus de 2 300 morts, pour un taux de létalité proche de 47 %, un bilan qui continue de s’alourdir de semaine en semaine.

Le dernier épisode recensé par la Croix-Rouge remonte au mercredi 19 août, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, où trois volontaires ont été violemment agressés et du matériel de riposte mis en pièces. La veille, deux autres volontaires avaient été blessés dans le Haut-Uélé alors qu’ils tentaient d’organiser un enterrement sécurisé à Malikuti, avant d’être évacués vers Isiro.

Un convoi ougandais aussi visé

Le 17 août, un convoi de la Croix-Rouge ougandaise avait également été attaqué à Aru, en Ituri : plusieurs de ses membres ont été grièvement blessés dans les affrontements, et trois de ses ambulances ont été caillassées et vandalisées.

Cette violence s’inscrit dans un climat de défiance envers les équipes sanitaires et humanitaires engagées sur le terrain, documenté à plusieurs reprises depuis le début de la riposte, notamment lors d’intrusions dans des structures de santé ou d’incendies visant des centres de traitement.

Le Mouvement international de la Croix-Rouge appelle les communautés locales à laisser ses équipes accéder aux malades et aux défunts en toute sécurité, rappelant que chaque intervention retardée par ces violences favorise la propagation du virus.

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