Djimo mis en examen pour viol
Mis en examen pour viol le 15 janvier 2026, l’humoriste Djimo est au centre d’une procédure judiciaire déclenchée après la plainte déposée en 2023 par une comédienne. Selon Mediapart, la plainte porte sur des faits qui se seraient produits dans un cadre professionnel et remonteraient à 2015. La mise en examen intervient après près de deux ans d’enquête et de vérifications menées par les services judiciaires.

Mis en examen pour viol le 15 janvier 2026, l’humoriste Djimo est au centre d’une procédure judiciaire déclenchée après la plainte déposée en 2023 par une comédienne. Selon Mediapart, la plainte porte sur des faits qui se seraient produits dans un cadre professionnel et remonteraient à 2015. La mise en examen intervient après près de deux ans d’enquête et de vérifications menées par les services judiciaires.
La décision de renvoyer Djimo devant le juge d’instruction ne préjuge en rien de sa culpabilité : il reste, selon le droit français, présumé innocent. Le dossier s’inscrit dans un contexte de procédures similaires ouvertes ces dernières années dans le monde du spectacle, citant notamment des affaires médiatisées impliquant d’autres personnalités du milieu.
Les premières informations publiées indiquent que Djimo avait d’abord été entendu sous le statut de témoin assisté. La qualification des faits a cependant été modifiée au cours de l’instruction, conduisant à la mise en examen pour viol ; Lenny M’Bunga, autre humoriste cité dans l’affaire, demeure, selon les sources, sous le statut de témoin assisté.
Les faits décrits et la chronologie de la procédure
La plainte à l’origine de l’information judiciaire a été déposée en mars 2023 par Élise Vigné, comédienne et artiste de doublage, selon Mediapart. La plaignante affirme avoir été victime d’un viol commis par Djimo lors d’une rencontre liée à leur activité professionnelle. Une enquête préliminaire avait été ouverte après le dépôt de plainte afin de recueillir témoignages et éléments matériels.
D’après les éléments rendus publics, les faits dénoncés remonteraient à une soirée de septembre 2015. À cette époque, Élise Vigné travaillait comme régisseuse au Paname Comedy Club, un lieu parisien de stand‑up, et aurait invité à son domicile les humoristes Lenny M’Bunga et Djimo. Elle indique avoir eu un rapport sexuel décrit comme consenti avec Lenny M’Bunga, puis, selon son récit, s’être allongée dans sa chambre pour dormir.
Selon la déposition rapportée par Mediapart, un homme serait ensuite entré dans la chambre et l’aurait pénétrée vaginalement sans son consentement alors qu’elle était allongée sur le ventre et n’avait pas immédiatement identifié la personne. La plaignante affirme avoir demandé à l’auteur d’arrêter, qui se serait enfui « tout de suite » en « courant ».
Le même soir, Élise Vigné aurait fait part de ce qu’elle venait de vivre à l’humoriste Akim Omiri. Ce dernier déclare avoir ensuite entendu Lenny M’Bunga évoquer l’épisode sur scène sous la forme d’un sketch, une affirmation contestée par l’avocat de Lenny M’Bunga, Me Romain Dieudonné.
Des échanges de messages privés consultés par Mediapart sont cités dans le dossier : la plateforme rapporte que Djimo, contacté sur Messenger, aurait d’abord nié les faits avant de présenter des excuses le 27 octobre 2015, écrivant notamment « J’ai vraiment cru au début [que] tu pensais que c’était moi dès que t’as commencé à m’appeler Lenny c’est là où je suis sorti de la chambre franchement je me sentais mal. Je suis responsable », selon la transcription publiée.
Outre son activité de comédienne, Élise Vigné est décrite dans les pièces comme une professionnelle du doublage et du spectacle vivant, impliquée au sein de la scène parisienne du stand‑up au moment des faits allégués.



