Disparition de Lyhanna : le père d’Estelle Mouzin profondément affecté
Un corps d’enfant a été retrouvé près de Fleurance, dans le Gers, à la date correspondant à une semaine jour pour jour à la disparition de la collégienne Lyhanna. Les autorités n’ont pas confirmé l’identité de la victime : les résultats de l’autopsie, attendus dans les prochaines heures, doivent permettre de préciser l’identité, les causes du décès et la chronologie médico-légale des faits. Le principal suspect, placé en détention provisoire, a été mis en examen pour enlèvement et séquestration.

Selon les premiers éléments rendus publics, Lyhanna, 11 ans, avait quitté son collège avant de monter dans le véhicule du suspect. Les éléments extraits du téléphone de l’homme interpellé ont révélé des échanges avec des mineures, indiquent des sources judiciaires reprises par la presse. Le mis en examen est âgé de 41 ans et connaissait la fillette : elle était présentée comme amie de sa fille.
La découverte du corps relance les questions sur la chronologie des faits et sur les alertes éventuelles antérieures au drame. Outre l’identification formelle qui dépendra de l’autopsie, les magistrats s’appuient sur des auditions, des analyses téléphoniques et des expertises médico-légales pour établir le lien entre la victime et le mis en examen.
Disparition de Lyhanna : la justice a-t-elle fait son travail ?
Sur le plan politique et institutionnel, l’affaire a suscité des réactions rapides. Une réunion de crise s’est tenue à Matignon le 5 juin. Le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Justice ont annoncé l’ouverture d’une enquête administrative afin d’examiner les procédures et les éventuels dysfonctionnements constatés dans la prise en charge des alertes. Des responsables politiques ont souligné l’impératif d’évaluer les pratiques des services concernés.
Plusieurs personnalités ont réagi publiquement. Marine Le Pen a estimé que « la perte de Lyhanna aurait pu et aurait dû être évitée« , tandis que Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a qualifié d’insupportable l’hypothèse selon laquelle des alertes auraient été ignorées. Le président de la République a, selon ses propos retransmis, dit être « choqué » et a demandé que le système collectif soit amélioré.
À l’antenne de RTL, Eric Mouzin, dont la fille Estelle a disparu en 2003, a comparé la douleur des familles et pointé la mise en place d’une enquête administrative ouverte par les ministres cités. Il a rappelé le besoin d’accompagnement des proches confrontés à une disparition et a évoqué les difficultés organisationnelles auxquelles peuvent être confrontées les familles.
Sur le plan judiciaire, le mis en examen reste placé en détention provisoire après sa mise en examen pour enlèvement et séquestration. Les investigations techniques — expertises médico-légales, analyse des échanges électroniques et reconstitution des déplacements — sont menées par les services compétents afin d’établir les circonstances précises de la disparition et du décès. Les autorités précisent que l’autopsie déterminera l’identité formelle et les causes du décès.
Articles liés
Disparition de Lyhanna : l’autopsie réalisée
Hérault : fillette de 4 ans retrouvée déshydratée près du corps de sa mère
Disparition de Lyhanna : l’autopsie confirme l’identification du corps retrouvé dans le Gers
Disparition de Lyhanna : les messages échangés entre Jérôme Barella et des filles mineures révélés
Commentaires
Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.