Diplomatie: « Talon est parti, mais il n’était pas le véritable problème » selon le Niger

Dans un entretien accordé à RTN et diffusé par Wadata radio Niamey, le ministre d’État nigérien en charge de l’Intérieur, Toumba Mamadou, a pris la parole sur l’état des relations entre le Niger et le Bénin, quelques jours après l’élection de Romuald Wadagni en succession de Patrice Talon.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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Diplomatie: « Talon est parti, mais il n’était pas le véritable problème » selon le Niger
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Questionné sur l’avenir de la coopération bilatérale après le départ de Patrice Talon, le général de brigade a choisi de déplacer le débat. Pour lui, les crispations récentes ne relèvent pas d’un homme, mais d’un système plus large.

« Talon est parti, mais il n’était pas le véritable problème. Le véritable problème, c’est toujours Emmanuel Macron », a-t-il affirmé, dénonçant ce qu’il décrit comme une influence persistante de Paris dans les équilibres sécuritaires du Sahel.

Selon Toumba Mamadou, l’ancien président béninois aurait été enrôlé malgré lui dans une stratégie française visant à maintenir une pression indirecte sur Niamey. Il évoque notamment l’usage du territoire béninois comme plateforme de repli militaire, à environ 150 kilomètres à vol d’oiseau, après le retrait des forces françaises du Niger.

Le changement de régime à Cotonou ouvre toutefois une nouvelle séquence diplomatique. « Nous attendons des signes clairs de bonne volonté », a-t-il déclaré, laissant entendre que la main reste tendue, mais sous conditions.

Le ministre nigérien appelle désormais les nouvelles autorités béninoises à lever toute ambiguïté. Il leur demande d’affirmer sans détour qu’elles ne servent aucun agenda étranger et qu’elles ne facilitent pas la présence de forces extérieures susceptibles de menacer les États voisins.

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