Coup d’État déjoué au Bénin: 5 ans de prison requis contre un journaliste
Au Bénin, dans le cadre du procès lié à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis des peines de cinq ans de prison ferme contre un journaliste et un policier poursuivis pour apologie de crime contre la sûreté de l’État, incitation à la haine via internet et incitation à la rébellion.

Au Bénin, dans le cadre du procès lié à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis des peines de cinq ans de prison ferme contre un journaliste et un policier poursuivis pour apologie de crime contre la sûreté de l’État, incitation à la haine via internet et incitation à la rébellion.
Les deux prévenus ont comparu devant le juge mardi 3 février 2026. Il est reproché au journaliste d’avoir publié sur les réseaux sociaux un texte annonçant la prise de pouvoir par des mutins, interprété par le ministère public comme une forme de soutien aux auteurs du putsch déjoué. Le policier est poursuivi pour des commentaires jugés favorables à la tentative de renversement du gouvernement.
Le journaliste a nié avoir voulu encourager le putsch, affirmant qu’il avait partagé des informations sous pression et par crainte pour sa sécurité personnelle. Il aurait selon ses dires, reçu des menaces deux jours plus tôt de la part d’un inconnu qui l’a abordé 2 jours avant le putsch.
L’individu lui a dit qu’il a l’habitude de le lire et qu’il ferait partie des gens à éliminer du pays. Quand il a eu l’information du putsch sur la télévision nationale, il s’est rappelé des menaces, c’est pourquoi pour sa propre sécurité et celle de sa famille, il s’est empressé de publier l’information du putsch.
A la question de la présidente des céans de savoir pourquoi il n’avait pas porté plainte, le journaliste affirme que les menaces pour un professionnel des médias sont des faits reccurents et s’il faut chaque fois porter plainte, il n’aura point de répit pour les policiers.
Il a expliqué avoir relayé des déclarations diffusées sur la télévision nationale le jour des faits, tout en affirmant ne pas soutenir les actions des putschistes.
Le ministère public a demandé des peines de cinq ans d’emprisonnement ferme pour chacun, assorties d’amendes, soulignant la gravité des infractions en lien avec la sûreté de l’État. Le verdict est attendu lors d’une audience fixée au 24 mars 2026.
Ce procès s’inscrit dans une série de procédures engagées contre plusieurs personnes accusées d’avoir fait l’apologie du coup d’État déjoué, un contexte judiciaire particulièrement suivi au Bénin depuis les événements de décembre dernier.
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