Côte d’Ivoire : les micro-dramas chinois, ces mini-séries qui rendent accros

Thèmes provocateurs et intrigues rapides : des scènes sensuelles, des histoires de vendetta et même des récits de lycanthropes remplissent aujourd’hui les petits écrans des téléphones portables. Ce nouveau format — des séries courtes pensées pour un visionnage vertical — a rapidement capté l’attention des utilisateurs.

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Côte d’Ivoire : les micro-dramas chinois, ces mini-séries qui rendent accros
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Thèmes provocateurs et intrigues rapides : des scènes sensuelles, des histoires de vendetta et même des récits de lycanthropes remplissent aujourd’hui les petits écrans des téléphones portables. Ce nouveau format — des séries courtes pensées pour un visionnage vertical — a rapidement capté l’attention des utilisateurs.

Apparues il y a un peu plus d’une année, ces « micro-séries » se caractérisent par des scénarios souvent improbables et des épisodes très brefs, pensés pour être consommés en rafale. Très souvent, leur fabrication se fait hors d’Afrique, principalement en Asie, avant d’être diffusée via des applications mobiles.

Parmi les plateformes qui diffusent ces feuilletons verticaux, on retrouve des noms comme Dramabox, Freereels ou Reelshort. Ces applications figurent désormais parmi les plus téléchargées dans plusieurs pays africains, illustrant l’ampleur du phénomène.

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Le succès ne se limite pas aux chiffres : à Abidjan, certains utilisateurs avouent passer beaucoup de temps sur ces contenus, au point d’en faire une habitude quotidienne pour se divertir.

Pourquoi ce format séduit-il autant ?

La combinaison du format vertical et de la durée réduite des épisodes correspond parfaitement aux usages mobiles contemporains : regarder pendant un trajet, entre deux rendez-vous ou en pause. Les intrigues chocs et les rebondissements permanents favorisent l’addiction et incitent au visionnage en continu.

Les algorithmes des applications jouent également un rôle clé en proposant sans cesse de nouveaux épisodes adaptés aux goûts des internautes, ce qui accélère la viralité. Du côté des créateurs, ces formats demandent moins de moyens et permettent une production rapide et régulière, facilitant la mise en ligne de séries à rythme soutenu.

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Enfin, si ces mini-feuilletons proviennent majoritairement d’Asie, leur mode de diffusion trouve un écho local : des spectateurs africains adaptent les usages et certains créateurs régionaux commencent déjà à s’inspirer de ce modèle pour produire des contenus destinés au même public.

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