Côte d’Ivoire : Abdoulaye Diop rend compte à Alassane Ouattara de la dynamique économique de l’UEMOA

Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a été reçu le 9 avril à Abidjan par le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara pour un point détaillé sur l’état des réformes, la dynamique macroéconomique de l’Union et l’exécution du plan stratégique IMPACT 2030, après une année 2025 marquée par une croissance moyenne de 6,7 %, une inflation ramenée à 0 % et une réduction du déficit budgétaire à 3,7 % du PIB.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Côte d’Ivoire : Abdoulaye Diop rend compte à Alassane Ouattara de la dynamique économique de l’UEMOA
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La rencontre a eu lieu au siège de la présidence ivoirienne, où M. Diop a présenté au président Ouattara, qui assure la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA, un rapport sur la situation économique et institutionnelle de l’espace communautaire en ce début d’année 2026. Les points abordés ont porté sur l’avancement des réformes internes à la Commission, l’évolution des indicateurs macroéconomiques et les enjeux institutionnels liés au fonctionnement de l’organisation dans un contexte international incertain.

Selon la Commission, les économies de la zone affichent une résilience notable : la croissance consolidée de 6,7 % en 2025, contre 6,2 % en 2024, résulterait d’un dynamisme généralisé dans l’agriculture, les services et certains segments industriels. M. Diop a par ailleurs souligné l’amélioration des finances publiques et la maîtrise de l’inflation, tout en remerciant le président ivoirien pour son engagement en faveur de l’intégration régionale et des mesures visant à améliorer les conditions de vie des populations de l’UEMOA.

Bilan chiffré et orientations stratégiques

Le rapport annuel 2025 de la Commission, présenté lors des entretiens, fait état d’une inflation moyenne annuelle nulle sur l’exercice, contre 3,5 % en 2024, une évolution attribuée notamment à de bonnes récoltes et à la stabilité des prix des produits agricoles de base. Sur le plan budgétaire, le déficit global consolidé a reculé à 3,7 % du produit intérieur brut, une amélioration imputée à une hausse des recettes fiscales et non fiscales dépassant la progression des dépenses publiques.

La dette publique de l’Union a également suivi une trajectoire descendante, avec un ratio dette/PIB ramené à 62,7 % en 2025 contre 64,5 % en 2024, soit une baisse de 1,8 point. La Commission a toutefois alerté sur l’augmentation de l’endettement intérieur dans plusieurs États membres, liée à une mobilisation accrue de ressources sur les marchés financiers régionaux pour financer les plans d’investissement.

Au cours de l’entretien, Abdoulaye Diop a mis en exergue le rôle de la Côte d’Ivoire, qualifiée de locomotive économique de l’UEMOA, en raison de ses capacités de mobilisation de financements domestiques et internationaux et des innovations financières déployées ces dernières années. Ces pratiques, selon la Commission, contribuent à approfondir le marché financier régional et servent de référence pour d’autres États membres.

Les échanges ont aussi porté sur les orientations données par le président Ouattara pour renforcer la coordination des politiques économiques au sein de l’Union et mieux anticiper les mutations de l’économie mondiale. La mise en œuvre du plan stratégique IMPACT 2030, lancée en 2025 pour la période 2025-2030, a été confirmée comme cadre d’action visant à renforcer l’intégration économique, améliorer la compétitivité des économies de la zone et soutenir une croissance inclusive

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