Contraire au Niger, L’UE envisage un règlement pacifique de la crise au Gabon
L’Union européenne envisage d’établir des contacts diplomatiques avec les putschistes gabonais et n’envisage pas de solution musclée contrairement au Niger où une éventuelle opération militaire est possible. C’est ce qu’a déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Tolède, en Espagne.

L’Union européenne envisage d’établir des contacts diplomatiques avec les putschistes gabonais et n’envisage pas de solution musclée contrairement au Niger où une éventuelle opération militaire est possible. C’est ce qu’a déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Tolède, en Espagne.
« La situation au Gabon est absolument différente qu’au Niger, et nous voulons donc agir de manière pacifique, diplomatique, afin de trouver un moyen pour répondre aux aspirations du peuple gabonais », a-t-il indiqué. Selon lui, la rencontre de Tolède a notamment portée sur une éventuelle opération militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) au Niger.
Le 30 août, un groupe de militaires gabonais de haut rang a annoncé à la télévision nationale qu’il avait pris le pouvoir; les rebelles comprennent des membres de la Garde républicaine dirigée par Brice Clotaire Oligui Nguema, des services de sécurité, de l’armée et de la police. Les putschistes ont annulé les résultats des élections du 26 août, remportées par le président sortant Ali Bongo Ondimba. Les militaires ont déclaré que le président était « en résidence surveillée, entouré de sa famille et de ses médecins ».
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