Codival : des employés accusés d’avoir alimenté un circuit parallèle de carburant

Une affaire présumée de détournement organisé de carburant, impliquant des employés de la société Codival en Côte d’Ivoire, a été examinée devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF). D’après les éléments présentés à l’audience et issus de l’enquête interne, le préjudice est estimé à plus de 128 millions de FCFA. Plusieurs suspects ont été placés sous mandat de dépôt dans le cadre d’une procédure pour abus de confiance, complicité et blanchiment de capitaux.

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Codival : des employés accusés d’avoir alimenté un circuit parallèle de carburant
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Selon le dossier, le mécanisme reposait sur des agents chargés de l’entretien et du stationnement des véhicules de l’entreprise. Au lieu de les ramener dans les installations de Codival, certains employés les auraient conduits vers un site extérieur, identifié comme le principal point d’opération. Sur place, du carburant était illicitement siphonné, puis écoulé sur le marché informel.

Les investigations indiquent que les recettes issues de ces ventes étaient réparties entre les différents intervenants. L’audit interne, déclenché par la direction après la constatation d’une consommation anormalement élevée de carburant, situe les faits sur une période comprise entre trois et cinq ans.

Mises en examen, auditions et réquisitions

Au terme des premières investigations judiciaires, sept personnes ont été mises en examen. Six employés de Codival — Houra Ange, Kambiré Félix, Assémian Jean, Beugré Sié et Yao Paulin — ainsi qu’un intervenant externe, Soa Koundé Aimé, sont poursuivis. Placés sous mandat de dépôt depuis le 30 mai 2025, ils comparaissent pour abus de confiance, complicité et blanchiment de capitaux devant le PPEF.

Lors de l’audience du 23 avril, plusieurs prévenus ont reconnu les faits qui leur sont reprochés et ont exprimé des regrets devant la juridiction. Deux d’entre eux ont en revanche contesté toute implication, plaidant non coupable et rejetant leur participation au réseau décrit par l’accusation.

Le ministère public a qualifié les faits de détournement structuré, mettant en avant l’existence d’un circuit parallèle de revente et la circulation des fonds issus de l’activité, éléments constitutifs du blanchiment de capitaux selon le parquet. Une peine d’emprisonnement ferme de 36 mois a été requise à l’encontre des prévenus.

À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 21 mai 2026.

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