Clément Viktorovitch visé par la polémique après avoir ri en évoquant Quentin Deranque

Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans, est décédé après avoir été violemment agressé lors d’un affrontement entre groupes militants à Lyon le 12 février 2026, déclenchant une enquête pour homicide volontaire aggravé et une vive polémique après la diffusion d’un extrait d’une vidéo d’un ancien chroniqueur médiatique qui éclate de rire en évoquant sa mort.

Le · MàJ le
Clément Viktorovitch visé par la polémique après avoir ri en évoquant Quentin Deranque
Publicité
2 min de lecture
Google News

Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans, est décédé après avoir été violemment agressé lors d’un affrontement entre groupes militants à Lyon le 12 février 2026, déclenchant une enquête pour homicide volontaire aggravé et une vive polémique après la diffusion d’un extrait d’une vidéo d’un ancien chroniqueur médiatique qui éclate de rire en évoquant sa mort.

Hospitalisé plusieurs jours en raison de traumatismes crâniens sévères, Quentin Deranque a succombé à ses blessures, provoquant des réactions politiques et sociales, des interdictions de rassemblements liés à sa mémoire et une minute de silence à l’Assemblée nationale.

Parquet et procureurs ont indiqué l’ouverture d’une enquête visant à identifier plusieurs suspects impliqués dans la rixe survenue dans le 7e arrondissement de Lyon, opposant selon les premiers éléments des militants d’extrême droite et des antifascistes.

Publicité

Polémique autour d’un extrait vidéo et réactions sur les réseaux

Dans la foulée du drame, Clément Viktorovitch, ancien chroniqueur de l’émission Quotidien, a publié sur YouTube une vidéo intitulée Affaire Quentin : on reste calme et on réfléchit, où il revient sur les circonstances du décès et sur le collectif Nemesis auquel appartenait le jeune homme. Un extrait diffusé séparément sur le réseau social X (ancien Twitter) a cependant focalisé l’attention et déclenché une vague d’indignations.

Dans l’extrait devenu viral, Viktorovitch répondrait à un internaute en décrivant la séquence médicale et en éclatant de rire en disant notamment : « Ce n’était pas soignable. Voilà, ce n’était pas soignable. Il s’est relevé et il est rentré chez lui. Absolument. Absolument. Et euh, et après, il est mort » puis « Et après, il est mort d’un trauma crânien », rire inclus. Ce passage a été largement relayé et commenté par des personnalités et des internautes.

Des voix publiques comme Éric Naulleau et des comptes influents ont dénoncé la réaction et demandé des explications. Rafael Sereti a écrit que le rire « franchit les ultimes bornes de l’ignominie », tandis que Stanislas Rigault a également critiqué l’ancien chroniqueur, relayant l’extrait viral.

Publicité

Plusieurs aspects restent contestés : l’extrait critiqué n’apparaît pas dans la version YouTube de la vidéo publiée par Clément Viktorovitch. Des internautes avancent deux hypothèses contraires — suppression d’un passage par l’auteur ou circulation d’un extrait issu d’un direct sur la plateforme Twitch — et d’autres évoquent la possibilité d’une manipulation par intelligence artificielle. Les éléments disponibles à ce stade ne permettent pas de trancher formellement entre ces pistes.

Dans sa vidéo mise en ligne, Viktorovitch rappelle à plusieurs reprises son opposition à toute violence physique ciblée et déclare que « personne ne devrait mourir pour ses idées après avoir été tabassé au sol », ajoutant que « rien de ce [qu’il avait dit] là, ne retire un atome à l’horreur de sa mort ». Ces déclarations figurent dans la version YouTube consultable publiquement.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité