Cédric Jubillar : lumière permanente en cellule et fouilles à nu trois fois par semaine, son avocat proteste
À quelques mois de l’appel, le dossier Cédric Jubillar rebondit sur le terrain des droits de la défense : le nouvel avocat de l’homme mis en examen pour la disparition de son épouse dénonce des conditions de détention qu’il juge incompatibles avec la préparation d’un procès et menace de boycotter la procédure, selon RTL.

À quelques mois de l’appel, le dossier Cédric Jubillar rebondit sur le terrain des droits de la défense : le nouvel avocat de l’homme mis en examen pour la disparition de son épouse dénonce des conditions de détention qu’il juge incompatibles avec la préparation d’un procès et menace de boycotter la procédure, selon RTL.
Dans un courrier adressé à la présidente de la Cour d’appel de Toulouse, l’avocat annonce qu’il n’assistera pas à la réunion préparatoire du procès en appel et prévient qu’il pourrait aller jusqu’à un refus total de participation si « le régime de l’isolement » de son client n’est pas levé. Cette prise de position intervient alors que l’affaire, liée à la disparition de Delphine Jubillar en décembre 2020 à Cagnac‑les‑Mines (Tarn), se prépare à franchir une étape judiciaire majeure.
La défense soutient que le maintien de Cédric Jubillar à la maison d’arrêt de Toulouse‑Seysse dans des conditions qu’elle qualifie d’« intolérables » porte atteinte aux droits fondamentaux et entrave la préparation de l’appel. L’avocat affirme que, si la situation ne change pas, ni lui ni son client ne se rendront à l’audience préparatoire, geste présenté comme une alerte sur la situation carcérale du prévenu.
Les griefs de la défense et les précisions de l’administration pénitentiaire
Au cœur du différend figurent des pratiques carcérales dénoncées par la défense : un manque chronique de sommeil imputé, selon l’avocat, à la présence d’une lumière allumée en permanence dans la cellule, ainsi que des fouilles à nu répétées, jusqu’à trois fois par semaine. La défense estime que ces mesures sont excessives, déstabilisantes sur le plan psychologique et contraires à une détention compatible avec les droits de la défense.
La maison d’arrêt de Toulouse‑Seysse est citée comme lieu d’incarcération depuis plusieurs années pour l’homme mis en examen. La lettre de l’avocat, dont RTL a obtenu des éléments, insiste sur l’impact de ces pratiques sur l’équilibre et la capacité du détenu à préparer sa défense en vue de l’appel.
Contactée par RTL, l’administration pénitentiaire nuance les accusations portées par la défense. Elle assure qu’il n’y a pas de lumière allumée en permanence dans la cellule et précise que les surveillants utilisent une veilleuse lors de leurs rondes nocturnes, une modalité présentée comme une pratique courante visant à assurer la sécurité des détenus sans allumer l’éclairage principal.
Sur la question des fouilles, les services pénitentiaires rappellent qu’elles s’inscrivent dans un cadre réglementaire strict, en particulier pour les personnes placées à l’isolement, et qu’elles répondent à des impératifs de sécurité.
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