Cédric Jubillar avoue le meurtre de son épouse Delphine dans une lettre adressée à son avocat

À deux mois de l’ouverture de son procès en appel à Toulouse, Cédric Jubillar a remis à l’un de ses avocats une lettre manuscrite dans laquelle il reconnaîtrait sa responsabilité dans la disparition de son épouse, Delphine Jubillar, portée disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Cette révélation, dévoilée par son conseil, intervient alors que l’affaire reste l’une des plus médiatisées de ces dernières années en France.

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Cédric Jubillar avoue le meurtre de son épouse Delphine dans une lettre adressée à son avocat
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Infirmière née Delphine Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac (Tarn), Delphine Jubillar a disparu à Cagnac-les-Mines. Selon les éléments connus, elle avait quitté le domicile familial vêtue d’une doudoune blanche et emporté son téléphone. Aucun corps n’a été retrouvé à ce jour. En juin 2021, son mari, peintre-plaquiste de 38 ans, a été mis en examen pour homicide volontaire avec circonstance aggravante ; les enquêteurs ont relevé des incohérences dans ses déclarations sans parvenir, jusqu’à présent, à produire de preuve matérielle définitive.

La lettre manuscrite a été remise récemment à l’un de ses avocats, Maître Pierre Debuisson, qui assiste Cédric Jubillar depuis janvier 2026 aux côtés de son père, Guy Debuisson. L’incarcéré, détenu depuis juin 2021 à la maison d’arrêt de Seysses et placé sous traitement neuroleptique selon son avocat, aurait progressivement livré des confidences lors des visites en parloir. Maître Debuisson affirme avoir reçu un écrit « détaillé » contenant des aveux de culpabilité.

Contenu allégué de la lettre et conséquences judiciaires possibles

Selon les éléments communiqués par son conseil, la lettre revient sur la soirée de décembre 2020 et évoque une dispute conjugale dans un contexte relationnel déjà dégradé, Delphine envisageant de refaire sa vie avec un autre homme. L’accusé, toujours selon son avocat, conserverait pour l’instant certains détails pour sa confrontation avec la justice mais indiquerait, d’après la lettre, des éléments précis sur le déroulé des faits.

Un point central mentionné par Maître Debuisson concerne l’utilisation de la Peugeot 207 bleue du couple pour transporter le corps de la victime, ce qui corroborerait un des indices mis en avant par l’accusation. L’avocat précise également que son client se dit prêt à indiquer l’endroit où reposeraient des restes, tout en contestant certains aspects relevés dans l’instruction, notamment le sens de stationnement du véhicule tel que décrit par des témoins.

Si ces aveux étaient formellement consignés devant la juridiction d’appel, la présidente de la cour d’assises de Toulouse pourrait ordonner des actes complémentaires, selon les procédures évoquées par les parties : audition officielle de l’accusé, recherches sur le terrain à partir d’indications transmises et actes d’expertise destinés à établir, le cas échéant, les causes de la mort à partir des éléments retrouvés.

Le procès en appel doit s’ouvrir le 21 septembre devant la cour d’assises de Toulouse pour une durée annoncée de quatre semaines. En première instance, la cour d’assises d’Albi avait condamné Cédric Jubillar à trente ans de réclusion criminelle pour meurtre ; il avait interjeté appel et n’a cessé de clamer son innocence jusqu’aux déclarations récentes de son nouveau conseil.

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