CEDEAO : le guinéen Lansana Kouyaté chargé de négocier avec les pays de l’AES

Le mercredi 25 mars 2026, Lansana Kouyaté, ancien chef du gouvernement guinéen, a été officiellement investi comme négociateur en chef par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Sa mission vise à conduire les pourparlers avec les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont quitté l’organisation régionale en 2025.

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Diplomatie
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CEDEAO : le guinéen Lansana Kouyaté chargé de négocier avec les pays de l’AES
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Le mandat confié à Kouyaté comporte deux axes distincts : d’une part, explorer les conditions d’un éventuel retour au sein de la Cédéao si les dirigeants du Mali, du Niger et du Burkina Faso revoient leur position ; d’autre part, engager dès maintenant des négociations pour organiser, le cas échéant, une séparation négociée et ordonnée entre ces pays et l’institution.

Sur le plan pratique, l’ancien Premier ministre devra gérer des dossiers lourds et concrets. Parmi eux figurent le sort d’une centaine et demie d’agents de la Cédéao originaires du Mali, du Niger et du Burkina — qu’il faudra relocaliser, remplacer ou indemniser — ainsi que le transfert d’institutions régionales aujourd’hui implantées dans ces États hôtes.

Plusieurs déménagements ont déjà été évoqués : l’Organisation ouest‑africaine de la santé, installée à Bobo‑Dioulasso, est annoncée pour Abidjan, et le Centre de gestion des ressources en eau, actuellement au Burkina, devrait être transféré en Guinée. Ces mouvements logistiques et administratifs feront partie des négociations menées par Kouyaté.

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Objectifs, demandes et calendrier

Refusant une rupture brutale, Kouyaté se dit prêt à examiner les demandes de dérogation formulées par Bamako, Niamey et Ouagadougou. Les autorités de ces pays souhaitent notamment conserver la libre circulation des personnes et des marchandises avec l’espace cédéao, continuer à bénéficier des instruments financiers de la Banque d’investissement et de développement basée à Lomé, et maintenir des coopérations dans la lutte contre le terrorisme.

Le premier cycle de discussions est programmé pour une durée de trois mois. Pendant cette période, le négociateur en chef aura pour tâche d’équilibrer exigences juridiques, enjeux opérationnels et impératifs sécuritaires, tout en proposant des solutions pratiques pour le personnel et les organismes à relocaliser.

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