Carole Bouquet : condamnée depuis 13 ans après s’être coupée un nerf dans la bouche

Carole Bouquet, 68 ans, vit depuis treize ans avec les conséquences d’une chute survenue en 2013 dans sa propriété de Pantelleria : un nerf sectionné au niveau de la mâchoire qui a déclenché une névralgie du trijumeau, douleur chronique et aiguë qu’elle décrit dans les colonnes de Paris Match et qui affecte son quotidien professionnel et personnel alors qu’elle poursuit tournages et projets artistiques.

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Cinéma
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Carole Bouquet : condamnée depuis 13 ans après s’être coupée un nerf dans la bouche
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L’accident remonte à 2013, sur l’île volcanique de Pantelleria, où la comédienne entretenait un domaine viticole. Elle raconte avoir perdu l’équilibre en descendant des escaliers en obsidienne : « Je descendais les escaliers en obsidienne, les mains dans les poches, et en riant. Ma tête est partie la première », confie-t-elle. Le choc a nécessité de nombreux points de suture au visage et, surtout, a entraîné la section d’un nerf au niveau de la mâchoire.

Les séquelles persistent treize ans après l’accident. Le nerf abîmé a provoqué une névralgie du trijumeau, pathologie neurologique responsable de décharges électriques et de sensations de brûlure au moindre mouvement facial. Dans son entretien, l’actrice dit avoir « essayé en vain tout ce qui existe pour la névralgie du trijumeau », décrivant la douleur comme intense et invalidante dans certains gestes quotidiens.

Des adaptations sur les plateaux et le soutien familial

Malgré la douleur, Carole Bouquet continue de travailler. Pour être opérationnelle lors des tournages et sur scène, elle recourt à des stratagèmes pour atténuer temporairement les sensations douloureuses : glace pilée ou chewing-gum pour anesthésier ponctuellement la zone affectée et pouvoir prononcer ses répliques. Elle explique le paradoxe rencontré sur les planches : la parole provoque la douleur, mais la concentration sur le jeu offre aussi une distraction qui la réduit.

La comédienne figure prochainement au casting de plusieurs projets cités dans son entretien, notamment le film Demain je tombe amoureux de Martin Provost, la série Netflix L’avocat et un projet porté par Alison Wheeler. Sur les plateaux, ces aménagements et son expérience lui permettent de poursuivre ses engagements artistiques malgré les contraintes liées à sa santé.

Carole Bouquet évoque aussi l’appui de son entourage comme moteur pour affronter cette épreuve. Elle met en avant l’éducation reçue de son père et l’attachement à ses fils, Dimitri Rassam et Louis Giacobetti, comme des éléments déterminants de sa résistance. « Mes fils ne comprendraient pas que je batte en retraite. Le jour où je renoncerai, je partirai », affirme-t-elle dans l’entretien accordé à Paris Match.

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