Camille Cerf dénonce l’ultimatum « T’as 2 jours pour maigrir » pendant la Fashion Week

Camille Cerf, devenue Miss France 2015 après avoir remporté le titre de Miss Nord‑Pas‑de‑Calais en 2014, incarne aujourd’hui un parcours de transformation publique entre les standards du mannequinat et une prise de position en faveur du body positive, notamment depuis la naissance de son fils Malo en août 2023. Repérée très tôt — finaliste du concours Elite Model Look à 15 ans — elle raconte sans détour les pressions sur son apparence subies durant sa carrière et la manière dont la maternité a modifié sa relation au corps.

Le · MàJ le
Camille Cerf dénonce l’ultimatum « T’as 2 jours pour maigrir » pendant la Fashion Week
Publicité
2 min de lecture
Google News

Camille Cerf, devenue Miss France 2015 après avoir remporté le titre de Miss Nord‑Pas‑de‑Calais en 2014, incarne aujourd’hui un parcours de transformation publique entre les standards du mannequinat et une prise de position en faveur du body positive, notamment depuis la naissance de son fils Malo en août 2023. Repérée très tôt — finaliste du concours Elite Model Look à 15 ans — elle raconte sans détour les pressions sur son apparence subies durant sa carrière et la manière dont la maternité a modifié sa relation au corps.

Entrée adolescente dans un milieu où les mensurations et les essayages dictent souvent les choix, Camille Cerf a vécu les contraintes du milieu du mannequinat : castings répétés, retouches imposées et exigences physiques considérées comme banales par les professionnels. De petites remarques — deux centimètres « en trop » aux hanches, une pointure jugée incompatible avec certaines chaussures — se sont accumulées et ont contribué à un mal‑être durable, selon ses confidences.

Elle a admis avoir longtemps intériorisé ces injonctions, se convainquant qu’elle n’était « pas assez mince ». Dans des interviews accordées à On Time et à Lou Media, Camille décrit comment l’adaptation aux attentes externes a altéré son rapport au corps, transformant un physique en instrument de travail au détriment du bien‑être personnel.

Publicité

Pression sur la minceur : une réalité longtemps silencieuse

Plusieurs épisodes illustrent cette pression. Lors d’essayages pour un défilé pendant la Fashion Week, elle raconte avoir eu un accessoire au niveau du cou si serré qu’il gênait presque la respiration. Plutôt que d’adapter la tenue, la consigne reçue a été brutale : « C’est pas grave, le défilé est dans deux jours, t’as deux jours pour maigrir du cou. » Ce type de directive, selon elle, témoigne de l’absurdité et de l’urgence irréaliste parfois imposées aux mannequins.

La grossesse a offert un autre point de bascule dans sa perception. Face à la lecture de la balance — 96 kilos à un moment de sa maternité — Camille Cerf a choisi de relativiser le chiffre. Interrogée, elle a raconté avec humour son étonnement et son acceptation, expliquant qu’elle percevait ce poids non comme un échec mais comme la trace d’un corps ayant porté un enfant. La réaction prudente de son gynécologue ne l’a pas fait renoncer à assumer publiquement sa nouvelle silhouette.

Sur les réseaux sociaux, l’ex‑Miss France a adopté une communication plus transparente : photos en lingerie, acceptation de la cellulite et refus des filtres qui effacent les traces du corps réel. Elle a étendu cet engagement à des actions concrètes, en développant des collections de lingerie dites inclusives et en participant à des projets promouvant l’acceptation corporelle, comme le clip « Summer Body » d’Helena, évoqué dans la presse.

Publicité

Le récit de Camille Cerf documente le passage d’une jeune femme façonnée par les codes du mannequinat à une figure publique qui revendique une approche plus apaisée du corps, liée à la maternité et à des choix professionnels orientés vers l’inclusion.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité