Cameroun : Signature d’une lettre d’intention avec l’OMC pour faciliter l’accès des PME au commerce électronique
En marge de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, qui se déroule à Yaoundé depuis le 26 mars 2026, le gouvernement camerounais et le Centre du commerce international (ITC) ont signé une lettre d’intention destinée à renforcer le commerce électronique et l’économie numérique au Cameroun, avec un accent particulier sur l’accompagnement des petites et moyennes entreprises vers les marchés numériques.

Le document, présenté conjointement par les deux parties, précise un ensemble d’actions visant à faciliter l’accès des PME aux plateformes digitales, à améliorer l’environnement des affaires et à stimuler l’adoption d’outils numériques pour la commercialisation et l’exportation. Il prévoit notamment des interventions ciblées en matière de formation, d’assistance technique et de transfert de connaissances.
Selon le communiqué, l’ITC agira en tant qu’opérateur d’appui aux politiques publiques et aux entreprises, en mobilisant son savoir-faire de l’agence conjointe de l’OMC et des Nations unies pour aider les entreprises camerounaises à monter en compétence et à mieux accéder aux marchés internationaux via le commerce électronique.
Axes de coopération, objectifs opérationnels et contraintes identifiées
La lettre d’intention détaille plusieurs axes de coopération. Le premier consiste à accompagner les PME dans leur intégration aux marketplaces et autres canaux numériques, notamment par le déploiement d’outils digitaux, le renforcement des capacités en matière de marketing en ligne et la structuration de l’offre locale pour répondre aux exigences des marchés d’exportation.
Un second volet porte sur le renforcement des capacités des décideurs publics. L’ITC et les autorités camerounaises prévoient des sessions de formation, des activités de conseil et des échanges de bonnes pratiques destinés à améliorer la conception et la mise en œuvre des politiques publiques liées à l’économie numérique.
La coopération inclut également un appui aux révisions réglementaires et à l’élaboration de dispositifs juridiques favorables à l’innovation, à la compétitivité et à l’inclusion. Les travaux évoqués dans la lettre visent à adapter le cadre normatif aux spécificités du commerce électronique, en tenant compte des enjeux de sécurité des paiements, de protection des consommateurs et de facilitation des échanges transfrontaliers.
La démarche s’inscrit dans la continuité de la stratégie nationale du commerce électronique élaborée par le ministère du Commerce. Ce document identifie des filières prioritaires susceptibles de bénéficier du numérique, parmi lesquelles l’agroalimentaire, l’artisanat et certains services, et met l’accent sur la nécessité d’améliorer la conformité aux normes internationales et l’accès à l’information commerciale.
La stratégie pointe plusieurs contraintes structurelles : manque de compétences numériques au sein des PME, insuffisance des infrastructures logistiques, et difficultés d’accès à des solutions de paiement adaptées aux transactions internationales. La lettre d’intention prévoit des mesures d’accompagnement technique et institutionnel pour lever ces obstacles et faciliter l’intégration des entreprises camerounaises aux canaux numériques d’export
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