Cameroun : huit migrants africains en situation irrégulière transférés des États‑Unis
Huit personnes originaires d’Afrique — selon les autorités, des ressortissants du Sénégal, de Sierra Leone et d’Éthiopie — ont été accueillies au Cameroun le lundi 16 février après leur expulsion depuis les États‑Unis. Arrivés en situation irrégulière, ces migrants ont été débarqués sur le sol camerounais à l’issue d’une opération de renvoi initiée par l’administration américaine.

Huit personnes originaires d’Afrique — selon les autorités, des ressortissants du Sénégal, de Sierra Leone et d’Éthiopie — ont été accueillies au Cameroun le lundi 16 février après leur expulsion depuis les États‑Unis. Arrivés en situation irrégulière, ces migrants ont été débarqués sur le sol camerounais à l’issue d’une opération de renvoi initiée par l’administration américaine.
Le geste place désormais Yaoundé parmi plusieurs États du continent qui ont accepté, ces derniers temps, de recevoir des ressortissants de pays tiers expulsés depuis les États‑Unis. Parmi les autres destinations africaines citées figurent le Ghana, l’Eswatini, le Rwanda, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud.
Cependant, aucun texte officiel encadrant ces transferts entre les autorités camerounaises et Washington n’a été rendu public à ce jour. L’absence de document connu soulève des questions sur les modalités exactes ayant conduit à l’arrivée de ces huit personnes.
Ces mouvements internationaux interpellent sur la prise en charge — administrative, sanitaire et sociale — des personnes concernées et sur le cadre juridique applicable à des transferts de ce type vers des pays qui ne sont pas nécessairement leur pays d’origine.
Contexte et suites possibles
Dans l’immédiat, il revient aux services camerounais d’instruire les dossiers afin de déterminer le statut de ces personnes : procédure d’asile, réadmission vers leur pays d’origine ou mesures alternatives de régularisation ou d’éloignement. Les autorités locales devront également organiser l’accueil matériel et les contrôles nécessaires.
Au plan international, ces opérations de renvoi vers des pays tiers continuent d’alimenter le débat sur la responsabilité des États expulseurs et sur la protection des droits des migrants. Le suivi de ces dossiers et la transparence sur les accords éventuels entre États restaient, dans ce cas précis, des points d’attention pour les observateurs.
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