Cameroun : à Yaoundé, le pape Léon XIV appelle à «briser les chaînes de la corruption»

Mercredi 15 avril 2026, le pape Léon XIV a posé le pied au Cameroun pour une visite de quatre jours qui l’emmènera ensuite à Bamenda, dans le nord‑ouest anglophone, puis à Douala, cœur économique du pays. À Yaoundé, des milliers de personnes se sont rassemblées dès l’après‑midi à l’aéroport et tout au long du trajet officiel, manifestant une émotion palpable lors de son passage.

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Cameroun : à Yaoundé, le pape Léon XIV appelle à «briser les chaînes de la corruption»
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L’appareil transportant le pape, un Airbus A330 peint en bleu, a atterri à l’aéroport international de Nsimalen avec vingt minutes d’avance. Après les salutations protocolaires, le pontife a regagné un véhicule mis à disposition par la présidence, salué par des acclamations et des chants qui ont ponctué sa brève progression jusqu’au palais présidentiel.

Plusieurs fidèles présents ont partagé leur déception d’avoir eu peu d’interaction visuelle avec lui. D’autres, en revanche, ont évoqué un sentiment de joie profonde car, apercevoir le pape, même fugitivement, leur a semblé une bénédiction et a suscité des larmes et des sourires parmi la foule.

Des milliers de personnes s’étaient massées le long des quelque 25 kilomètres séparant Nsimalen du palais présidentiel d’Étoudi. Au terme de ce cortège humain, le chef de l’État Paul Biya a accueilli le visiteur pontifical pour une rencontre officielle.

Paul Biya salue l’appel du pape en faveur de paix, de justice et de tolérance

Dans l’intimité du palais d’Étoudi, le pape et le président ont d’abord échangé en privé avant de prendre chacun la parole devant près de 2 000 invités — diplomates, responsables religieux et personnalités locales — réunis pour l’occasion.

Le pape est revenu sur la nécessité de protéger les droits fondamentaux et de renforcer la solidarité envers les plus fragiles. Il a insisté pour que les politiques de sécurité soient menées dans le respect des personnes, appelant à concilier fermeté et humanité afin de bâtir une paix véritable et durable.

Sur le plan institutionnel, le pontife a dénoncé la corruption et les dérives de pouvoir, exhortant à un examen de conscience collectif et à des actions concrètes pour rompre avec ces pratiques. Le président Biya, pour sa part, a salué la portée morale du message pontifical, estimant que le monde avait besoin d’appels à la paix, à la justice et au pardon, surtout au regard du contexte international actuel.

Le programme prévoit qu’il se rende jeudi à Bamenda, où il participera à une conférence consacrée à la paix dans la région anglophone du nord‑ouest, avant de poursuivre sa tournée par une étape à Douala.

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