Burkina Faso : Un nouveau programme de coopération bilatérale avec la Belgique attendu en 2027
Le comité paritaire mixte entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique s’est tenu à Ouagadougou le 26 mars 2026 pour dresser le bilan des programmes de coopération 2019-2023 et 2023-2027 et préparer le lancement d’un nouveau programme bilatéral prévu en 2027, alors que la Belgique annonce une réduction globale de 25 % de ses budgets de coopération, dont un impact limité à 8,5 % pour le Burkina Faso.

La réunion, organisée par le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso, l’ambassade de Belgique et l’Agence belge de coopération (Enabel), a réuni représentants gouvernementaux et délégation belge autour d’un ordre du jour centré sur l’évaluation des réalisations passées, la revue des projets en cours et la définition des orientations pour le prochain cadre de collaboration.
Selon Bart Pennewaert, directeur général adjoint de la coopération belge pour le développement et diplomatie, l’exercice de concertation visait à assurer un suivi rigoureux des objectifs affichés et à renforcer la redevabilité mutuelle entre les partenaires. Il a salué la qualité du travail mené par les équipes sur le terrain et confirmé l’intention de lancer un nouveau programme bilatéral à compter de 2027, tout en précisant que la contraction budgétaire mondiale liée aux crises internationales réduira globalement les enveloppes de coopération.
Axes de coopération, acteurs impliqués et exigences de redevabilité
La discussion a porté sur la nature et l’impact des interventions menées entre 2019 et 2023, ainsi que sur la continuité des opérations en cours pour la période 2023-2027. Les autorités belges ont mis en avant la volonté de maintenir un partenariat fondé sur la confiance et des résultats mesurables au bénéfice des populations burkinabè, malgré la contrainte financière extérieure. Le pourcentage de réduction prévu pour le Burkina Faso a été présenté comme inférieur à la moyenne globale annoncée par la Belgique.
Outre les actions menées par les institutions publiques, la délégation belge a souligné le rôle croissant des acteurs non étatiques : ONG, universités et secteur privé. Bart Pennewaert a rappelé les cinquante ans de coopération universitaire entre les deux pays et a reconnu l’importance des mécanismes de financement en faveur du secteur privé pour renforcer la résilience économique et favoriser la création d’emplois.
Du côté burkinabè, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hermann Yirgoin Toé, a qualifié la venue de la délégation belge de « signal fort » et a précisé que ce comité mixte confirme le choix gouvernemental d’ancrer les partenariats dans les aspirations profondes des populations. Il a indiqué que les partenariats doivent évoluer pour s’aligner sur la vision et les priorités nationales et que le comité mixte constitue un outil stratégique pour y parvenir.
Hermann Yirgoin Toé a rappelé que les acquis des programmes 2019-2023 ont contribué à une plus grande autonomie de certaines populations sur le terrain et a appelé les acteurs opérationnels à une exigence renforcée en matière d’efficacité et de redevabilité : chaque ressource engagée doit produire un impact réel, chaque action répondre à un besoin identifié et chaque programme s’inscrire dans la vision nationale du Burkina Faso
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