Le gouvernement burkinabé a échangé mercredi, avec la classe politique et le secteur privé sur l’évolution des pourparlers avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans le cadre de la transition politique au Burkina Faso. A cette occasion, le chronogramme de la Transition a été présenté aux acteurs nationaux.
A quelques jours du sommet de la CEDEAO qui se déroulera à Accra, au Ghana, et qui sera consacré à la situation politique dans plusieurs pays, dont le Burkina Faso, les autorités de la transition burkinabé ont rencontré les principaux acteurs de la vie politique et économique de leur pays, et leur ont fait le point de l’évolution des pourparlers entre le gouvernement et l’organisation sous-régionale.
Les réunions d’informations tenues par le Premier ministre Albert Ouédraogo ont été l’occasion pour les autorités, de présenter à ces acteurs nationaux, le chronogramme de la Transition, articulé autour de deux axes principaux : la restauration de la sécurité et l’organisation des élections, pour le retour à un ordre constitutionnel normal.
En ce qui concerne le chronogramme de la Transition, Albert Ouédraogo a dit avoir insisté sur deux aspects : la restauration de la sécurité et l’organisation des élections pour le retour à un ordre constitutionnel normal. « Nous avons constaté au niveau des acteurs politiques, une prédisposition au dialogue et recueilli leurs contributions, dans le cadre de ce dialogue », a-t-il précisé, avant de souhaiter que les acteurs politiques accompagnent le Gouvernement de Transition dans ce processus.
Pour Bala Sankade, ancien président de l’Assemblée nationale, cette rencontre était à titre informatif. « Nous avons écouté le premier ministre qui nous a fait comprendre que c’est une rencontre informative sur la feuille de route de la transition. Feuille de route qui nous a été déclinée et qui nous amène à des élections en février 2025.
Ce que nous pouvons dire pour une question de cette importance, c’est qu’on nous a fait comprendre que nous n’avons pas la possibilité d’apporter une contribution quelconque. Nous estimons que la classe politique doit être associée de bout en bout. Ce que nous avons constaté ce soir nous pouvons appeler ça de l’exclusion » a-t-il indiqué.