Burkina Faso: le convoi militaire français, bloqué par la population, a repris sa progression
Le convoi de l’armée française pris au piège depuis jeudi 18 novembre, par une foule de Burkinabés en liesse, a repris sa progression ce vendredi 26 novembre.

Depuis jeudi 18 novembre, des Burkinabés s’opposent au passage d’un convoi logistique de Barkhane, l’obligeant à arrêter sa progression vers le Mali. Selon des informations de Radio Oméga, ce convoi de l’opération Barkhane qui a été bloqué à Kaya, à 100 km de Ouagadougou, a repris jeudi soir, sa progression vers le Niger, et a même déjà traversé la ville de Kaya (Centre-nord), où il avait passé trois jours de blocus.
« Le convoi d’environ 90 véhicules légers et blindés a été aperçu peu avant minuit aux environs de 23H45 par le correspondant d’oméga média à Kaya. Le cortège n’a pas rencontré de résistance », a annoncé Radio Oméga (privée), vendredi. « Le convoi a traversé la ville de Kaya dans la nuit de jeudi, escorté par les forces de défense et de sécurité burkinabè », a précisé un journaliste local à l’Agence Anadolu. « Il se dirige vers la ville de Dori (Sahel). On ignore la réaction des populations de cette dernière ville que le convoi doit traverser », a ajouté la même source.
« Il ne faut pas qu’on se trompe d’ennemi »
Suite à ce blocage, le gouvernement du Burkina Faso a indiqué mercredi 24 novembre « travailler » pour que le convoi militaire français puisse atteindre sa « destination finale », le Mali via le Niger. « Le convoi est toujours sur le territoire burkinabé et nous travaillons pour son départ de notre territoire afin qu’il puisse atteindre Gao (Mali), sa destination finale », a déclaré, lors d’un point de presse le ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry, espérant un rapide « aboutissement des discussions » avec les manifestants.
Des négociations ont lieu entre le gouvernement burkinabè et les organisateurs des manifestations pour qu’ils le laissent repartir sans nouvelles entraves à sa progression vers la frontière avec le Niger. Le rejet de l’armée française dans la région ne cesse de croître, surtout parmi les jeunes.
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